Banques et carte à puce
Le commerce électronique commence à devenir une réalité en France. Pas encore en terme d'application, mais en terme de technologies et d'alliances. Les outils se mettent en place peu à peu. La Société Générale, la BNP, France Télécom, GemPlus (leader de la carte à puce) et Visa International ont ainsi créé un consortium destiné à " promouvoir la sécurisation des paiements par carte bancaire sur Internet " Le système consiste à utiliser la carte à puce et le protocole Set (Secure electronic transactions), développé par les deux grands de la carte de crédit : Visa et Mastercard. Une expérience pilote sur plusieurs milliers de détenteurs de cartes et un groupe de commerçants sera menée pendant dix-huit mois.
Abdallah Hitti est directeur général de Kleline, société chargée de la commercialisation en Europe de Globe ID*, technologie de sécurisation des paiements créée par GC Tech. Il donne ici son point de vu sur la création de ce consortium.
TITRE : Informatiques Magazine - DATE DE PARUTION : Septembre 1996
Les Français à l'assaut du succès
Sortir de l'Hexagone pour survivre. Internationalisation oblige, les jeunes éditeurs français se doivent de risquer une transatlantique. Terre encore promise pour certains : les États-Unis. Mais attention, les investisseurs hexagonaux ont 1'obligation de respecter certaines règles incontournables. Sylvie BLANC & Bertrand D'ARMAGNAC
Y a-t-il une place pour le logiciel Français sur le marché mondial ? La question se pose aujourd'hui avec l'introduction de Business Objects sur le Nasdaq, le second marché boursier Américain.Ie succès de l'éditeur français d'outils d'accès est-t-il le signe d'un réveil général des écliteurs français ou U!l heureux accident de parcours?
Lcs prennent conscience de la nécessité impérieuse de franchir les frontières pour survivre. Un succès hors de 1'Hexagone passe pour beaucoup par les États-Unis. Mais pour tous les jeunes éditeurs qui veulent suivre Business Objects, llog ou Nat Systèmes, la route est étroite et demande de bien appliquer les recettes préétablies.
Pourquoi un jeune éditeur français irait-il se risquer outre-Atlantique, dans des contrées éloignées et très concurrentielles ? Après tout, certains d'entre eux arrivent à engranger des profits en France en adoptant, par exemple, une stratégie de niche locale, prospérant à l'abri des concurrents étrangers. Cette stratégie n'est pas sans risques car elle laisse la concurrence se développer sur d'autres marchés. Parfois, elle se révèle gagnante comme le prouve la bonne santé d'entreprises présentes sur les marchés des collectivités locales ou de la cartographie. Le marché français compte également des éditeurs pourlesquels l'international se conjugue sur un mode européen. Lucio de Risi, PDG de Mega International, estime que I'on peut plus facilement "ouvrir des filiales en Europe à partir de Paris, notamment parce qu'il y a une continuité culturelle qui n'existe pas avec les États-Unis".
Le potentiel du marché américain attire
Mais pour ceux qui se situent au-delà de cette stratégie de niche locale, les États-Unis représentent le plus grand marché homogène. Près de 80% du chiffre d'affaires mondial du logiciel y sont réalisés. Les éditeurs de jeux ont intégré cette dimension à leur stratégie. Il est tout également difficile pour un éditeur de logiciel professionnel d'en être absent, d'autant que les références de clients américains aident à gagner des contrats en Europe ou en Asie. Rares sont ceux qui contestent cette évidence. "Si l'on n'y va pas, les éditeurs américains arriveront sur notre marché avec des moyens infiniment plus importants", résume Pierre Haren, PDG d'llog, éditeur de composants logiciels et dont la filiale américaine connaît une croissance remarquable. L'expérience de ces sociétés aux ambitions intemationales a des précédents. Créé en 1986, Chorus Systèmes, concepteur d'un système d'exploitation à base de micro-noyaux issu de l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), a vécu une croissance importante aux États-Unis et au Japon. De la même manière, ACI a su percer, aidé par le support actif d'Apple et de son vice-président, Jean-Louis Gassée.
Mais aujourd'hui, la conjoncture est plus favorable aux petites structures grâce à l'uniformisation des interfaces graphiques avec Wmdows et l'explosion de réseaux et de l'lnternet. Dans ce marché, les Français bénéficient au moins d'un acquis: leur réputation. La France est reconnue pour produire des ingénieurs d'un très bon niveau. Un atout entretenu par un système éducatif où la démarche théorique est très présente. Au-delà, le monde de la recherche fournit des viviers de compétences avec des institutions comme le CNRS ou l'lnria. Ce demier est sans doute le plus productif grace à la mise en place d'une stratégie efficace d'essaimage (llog, Grif...).
La France bénéficie par conséquent de compétences technologiques que personne ne lui conteste. Reste que pour faire un bon produit, il faut travailler l'interface, I'ergonomie et la documentation, autant d'aspects trop souvent négligés par les éditeurs français.
La démarche marketing est parfois mal maîtrisée
"Ce ne sont pas les meilleurs logiciels qui gagnent, mais ceux qui savent se positionner correctement et qui savent être à l'écoute du marché", note Marc Guillemon, cofondateur de Chorus Systèmes. Se lancer sur le marché américain reste une décision lourde de conséquences. Elle nécessite d'investir des sommes importantes, d'exporter une partie de son meilleur personnel et d'accepter les règles du jeu américain. Face à ces défis, Bernard Liautaud, PDG et cofondateur de Business Objects, était déterminé. "Il existe un modèle qui marche et tant que nous n'aurons pas d'alternative, il faut l'adopter" affirme t-il.
Ce modèle d'implantation sur le marché américain heurte souvent les méthodes de l'entrepreneur traditionnel français, car il demande d'intégrer une version très poussée de la notion du "client roi". Cela suppose une maîtrise parfaite du marketing, qui n'est pas toujours bien comprise par des patrons-ingénieurs toumés avant tout vers la technologie. En France, les produits sont jugés d'abord sur Ieurs performances et la richesse de Ieurs fonctionnabilités. Aux Etats-Unis, c'est aussi en fonction d'éléments de base tels que ia documentationou la qualité de l'interface. De plus, lorsque l'on veut s'adresser au marché américain, la concurrence est telle, qu'un entrepreneur a peu de temps pour convaincre. C'est ainsi que Pierre Haren a pris conscience de l'importance du " packaging " d'un produit. " toutes les documentations de produits américains ont un format qui leur permet d'être placées sur des étagères standards. Celle qui ne peut s'y insérer va directement à la poubelle" explique le patron d'llog.
La cornmunication doit être un fil directeur durant toute la phase d'installation "Le maître-mot est "mindshare", c'est-à-dire la notoriété" souligne Daniel Zurnino, ancien directeur financier de GSI reconverti dans ie conseil aux jeunes sociétés. Rapidement, les noms du produit et de la société doivent s'inscrire dans l'esprit des décideurs et des acheteurs. Si les salons, les médias spécialisés sont incontournables, il n'est pas nécessaire d'être connu sur une grande échelle. "ll s'agit d'être repéré par une population bien ciblée" affirme Alain Creste, PDG de Loan Systèmes.
Le recrutement, un levier à ne pas nêgliger
Autre ingrédient pour réussir une implantation aux États-Unis, la recherche de compétences " locales ". Tirant parti de Ieurs connaissances du marché et de Ieurs carnets d'adresse, les investisseurs américains en capital-risque (venture capitalist) peuvent jouer un rôle important dans cette étape de recrutement. Ce sont eux qui ont aiguillé Nat Systèmes, llog ou Business Objects vers les chasseurs de têtes Ies plus célèbres de la Californie, Ieur permettant d'embaucher des responsablesmarketing ou commerciaux reconnus dans la profession. Ilog s'est ainsi offert l'un des meilleurs vendeurs de Sunsoft, par exemple.
La connaissance du marché, la pratique des affaires, les techniques de gestion sont autant d'éléments qui militent en faveur d'un management américain. Les éditeurs qui y consentent sont souvent poussés par les financiers. Nat Systèmes Inc, qui coifTe la structure française, est dirigée aujourd'hui par CEO américain,John Burton, ancien patron de Legent. Olivier Dellenbach, son fondateur, reste le PDG de Nat Systèmes France, fonction qu'il cumule avec celle de responsable de la recherche et de chairman du conseil d'administration." C'est unedécision importante que celle qui consiste à dire: je ne suis pas compétent pour mener l'internationalisation de ma sociéte donc je recrute un CEO américain", reconnaît Olivier Dellenbach.
Partager le pouvoir reste un saut culturel délicat
L'abandon, Ie partage ou la dilution du pouvoir représente un saut culturel difficile pour beaucoup d'entrepreneurs français. Cette relation affective qui lie ces derniers à leur société n'existe pas aux États-Unis. Pour les éditeurs français que l'intervention d'un "venture capitalist" effraie et qui ne souhaitent pas revendre leur entreprise à un grand groupe, s'offre la solution des partenariats. C'est la démarche de Synchronix, éditeur de logiciels de télécommunications, qui a cherché, par le biais d'annonces de presse via l'Actim, une agence parapublique, des distributeurs américains qui se chargent contractuellement de tout son marketing aux États-Unis. Une quête qui a abouti rapidement. "Pour décrocher de tels accords, il faut offrir des conditions irrésistibles à son partenaire", explique Serge Cuesta, PDG de Synchronix. Des conditions qu'il chiffre à plus de 60% du montant des ventes. ..
Recrutement, communication, partenariats sont autant de dépenses à prendre en cornpte. Car l'international coûte cher. "A partir d'un petit pays comme la France qui génère peu de marges, un éditeur ne peut engranger assez d'argent pour implanter son produit avec la même force hors de nos frontières", estime Carol Frachon, président d'ADDE, éditeur de logiciels de cartographie. A titre d'exemple, la traduction d'une documentation peut par exemple coûter entre 300 000 à 500 000 francs.
Selon Michel Ribes de l'Anvar (Agence nationale dc valorisation de la recherche), difficile d'investir dans cette conquête moins de 3 millions de francs. "Dans la majorité des cas, l'investissement individuel est insuffisant : il faut trouver des capitaux", affirme Philippe Audrain, consultant chez IDC. Cette recherche de financement trouve parfois des interlocuteurs sensibilisés au sujet, tels Jean Guetta qui a revendu Saari ou Jim Clark, fondateur de Silicon Graphics.
Face à un secteur à haut risque comme celui du logiciel, les investisseurs français sont réputés pour leur timidité ou leur manque de connaissance du métier. En attendant un réveil du capital-risque en Europe, les jeunes éditeurs commencent à se tourner vers leurs homologues américains, plus enclins à miser sur des dossiers innnovants. "Pour un investissement de départ, le capital-risque français vous donnera 5 millions de francs tandis qu'un investisseur américain vous accordera 5 millions de dollars", commente Daniel Zumino. Mais pour séduire ces sociétés de capital-risque, il fautavoir franchi les étapes précédentes avec succès et être prêt à subir Ieur interventionnisme dans la marche de l'entreprise beaucoup plus marqué que chez leurs homologues français.
La Bourse assure finances et notoriété
Une fois le premier tour de table réalisé et le produit implanté sur le marché arnéricain, I'ultime étape est la vente d'une partie du capital en Bourse ou à un grand acteur. "L'introduction en Bourse est une des possibilités; l'adossement à un fournisseur majeur doit aussi étre considéré dans une perspective de développement", souligne Jean-Michel Deligny, de Broadview Associates. La vente de SDP à l'Américain Powersoft par son fondateur Serge Levy en offre un exemple.
Calquant ses projets de ce côté de l'Atlantique, Ie nouveau marché suscite des avis partagés voire négatifs. " Le nouveau marché s'est présenté comme une alternative à ceux qui ne pouvaient aller au Nasdaq : avec une image aussi négative, comment voulez-vous attirer des investisseurs ? ", explique Olivier Dellenbach. En attendant la maturité du second marché français ou celle peut-être de l'Easdaq, sonhomologue européen, le Nasdaq reste un tremplin efficace et prestigieux. Mais attention aux mirages! Les frais d'entrée générés sont évalués à 10 % du montant des fonds que l'on espère en retirer.
Une fois respecté ce parcours d'obstacles, le marché américain peut ouvrir ses trésors. "Nous sommes dans la période la plus propice aux éditeurs européens que l'on ait jamais vécu ", affirme Philippe Claude, d'Atlas Venture. Mais il faut également choisir le bon moment. "La réussite sur le sol américain et à l'International est une affaire d'opportunités'", tempère Carol Frachon, d'ADDE. "La voie est tracée, même si les choses n'évoluent pas aussi vite qu'elles deuraient ': ajoute Philippe Audrain, consultant d'lDC. Les éditeurs français doivent tirer parti du rôle de locomotive joué par les pionniers. Telle est la carte que joue Start Infonnatique, conceptettr de produits d'acquisition de données par badge, qui vient de passer un accord avec Business Objects. Avec l'espoir de pouvoir un jour se lancer lui aussi à l'assaut du Nouveau Monde.
TITRE : Internet Professionnel - DATE DE PARUTION : Septembre 1996
Elf Aquitaine
http://www.elf.fr
Le serveur institutionnel d'Elf Aquitaine offre une présentation du groupe ainsi que l'ensemble de ses activités pétrolières, de l'exploration à la production pharmaceutique. Ce site au design soigné contient encore quelques images lourdes (supérieures à 50 Ko). Autres reproches, les cours de la Bourse et les derniers communiqués sont actualisés à la main!
TITRE : CB News Communication - DATE DE PARUTION : 2 Septembre 1996
Les 3 Suisses devient éditeur de biens immatériels sur Internet
Le nouveau Web des 3 Suisses, signé Gédéon, permet la vente directe de produits à haute valeur idéologique ajoutée. Soixante-dix objets peuvent être commandés et réglés par paiement sécurisé.
C'est Eve qui vous accueille, sur 3 Suisses.com, à partir du 6 septembre prochain. Blonde et nue, elle est accroupie et regarde le visiteur dans les yeux, comme si elle était surprise dans son paradis. Une interface graphique surprenante, très loin du raisonnable serveur testé depuis dix-huit mois par le service marieting du vépéciste (30 000 hits par mois). " Nous avons voulu exprimer sur le Web notre philosophie de marchand du XXIème siècle. Aujourd'hui, les vépécistes sont les seuls véritables distributeurs par l'image. Mais la clientèle du Web est différente de celle du catalogue. Il fallait donc lui proposer une offre différente. Notre nouveau Web permet d'aborder sereinement ce métier à l'échelle mondiale", explique Marc Sillard, dircom des 3 Suisses.
Ainsi, les chapitres culture et environnement présentent les actions du distributeur dans ces domaines. On peut visiter l'usine alimentée par éoliennes, ou écouter des extraits des disques coproduits avec Nova, ou encore lire une interview exclusive de Starck (Zéo, sa nouvelle télé culbuto, est commercialisée en première exclusivité sur le Web). Le contenu éditorial sera régulièrement actualisé. Les produits ne sont pas oubliés.
Côté écologie, on déniche des ampoules électriques à faible consommation d'énergie, qui côtoient, côté culturel, le Jaja de Jau, un côte de Roussillon dont l'étiquette est dessinée par Ben. Ia sélection des produits femme, homme, maison et enfant obéit également à cette logique éditorile. L'ensemble en skaï, réédité par Paco Rabanne pour les 3 Suisses, est commercialisé en ligne exclusivement, et les auteurs du site prévoient de vendre en exemplaire unique des tenues dénichées aux puces de Londres. Soixante-dix objets exclusifs ou issus d'un catalogue proposant 10 000 références pourront être commandés et réglés par paiement sécurisé (brevet GC Tech, exploité par la compagnie bancaire).
Les titres des rubriquesmanuscrits renforcent cette impression de proximité avec l'utilisateur, à la manière d'un agenda annoté. Ils serviront également de signalétique pour attirer le surfer sur le site. " On peut imaginer de mettre un solex dessiné, qui renverra à la puge correspondante ", explique Matthieu de Lesseux, responsable du multimédia chez Gédéon. La navigation, particulièrement soignée grâce à un double bandeau sommaire, permet à l'utilisateur d'accéder directement à la page souhaitée, et ce en un temps record (les pages pèsent en moyenne 30 Ko), tout en maintenant partout l'identité visuelle du service. L'adresse du site sera véhiculée par tous les courriers du distributeur à ses 8 millions de clientes.
Gédéon a fait tout un travail pour distinguer les 3 Suisses de la masse des services indiqués par les répertoires en ligne autour de " Suisse ". Les répertoires, mais aussi les newsgroups : les promoteurs du site comptent créer une rumeur autour d'un service pas comme les autres (le serveur est également rédigé en anglais).
Par leur approche, Gédéon et les 3 Suisses montrent qu'ils ont parfaitement compris la logique du Web. Les 300 000 visiteurs occasionnels du Web sont à la recherche de sensations et d'informations ? 3 Suisses leur en donne, et espère ainsi conserver les 30 % de parts de marché conquis tous les jours sur papier.
TITRE : On Line Journal - DATE DE PARUTION : 2 Septembre 1996
Net Infos
GC Tech, dont le siège est basé à New York, et qui dispose d'une implantation majeure à Paris et de filiales au Japon et au Brésil, a réalisé un .chiffre d'affaire de 2,3 milions de do!lars pour 1995 et déjà plus de 2 milions de dollars pour le premier semestre 1996. La société prévoit un chiffre d'affaire de 9 milions de dollars pour son exercice 1996.
TITRE : Le Quotidien des Télécoms et de l'lnformatique
- DATE DE PARUTION : 27 Septembre 1996
Alliance EDS/GC Tech pour la securité sur Internet
EDS, I'un des leaders mondiaux des services en technologie de l'information et GC Tech, société de développement de logiciels de sécurisation ont annoncé la semaine dernière un accord de partenariat pour sécuriser les transactions sur les grands réseaux TCP/IP comme Internet. Les premières réalisations concrètes de ce partenariat verront le jour avant la fin de l'année. Première de ces applications : la mise en service d'Intranets sécurisés pour véhiculer les informations d'un certain nombre de clients d'EDS.
TITRE : L'essentiel du Management - DATE DE PARUTION : Septembre 1996
Un nouveau système pour facturer vos services
Contrairement au Minitel, les sites Internet ne rapportent pas d'argent à leurs propriétaires. Tout au plus, un peu de notoriété sur le World Wide Web (www). Il manquait jusqu'à présent un moyen de paiement fiable qui permette de commercialiser des services ou des produits en ligne. Depuis le 3 septembre, c'est chose faite avec Globe ID, un système de télépaiement testé depuis un an sur le site www.
Globeonline.fr., où il est déjà possible d'"acheter" le quotidien "Le Monde". Avec Globe ID, un consommateur peut ouvrir un "porte-monnaie électronique" du montant qu'il désire sans être obligé de faire circuler son numéro de carte de crédit sur Intemet. Il lui suffit de faxer ou de téléphoner son numéro à un intermédiaire bancaire affilié au système Globe ID. En échange, il re,coit un numéro de porte-monnaie et un mot de passe. Ensuite, à chaque fois qu'il souhaite acheter un produit ou un service en ligne, le client ne foumit que son numéro de porte-monnaie Globe ID et non celui de sa carte de crédit, qui ne transite jamais sur le Net. En cas de piratage - très improbable compte tenu des méthodes de chiffrement utilisées - le client ne perdrait, au pire, que le montant originel de son porte-monnaie.
TITRE : Le Monde - DATE DE PARUTION : 26 Septembre 1996
la France lance un porte-monnaie électronique sur Internet
MERCREDI 25 SEPTEMBRE, à 16 heures, le premier service de paiement français sur Internet devait devenir opérationnel. Durant les premiers jours, les rayons de ce magasin virtuel ne seront guère fournis. Les premiers clients internautes devront se contenter des publications de l'Atelier de la Compagnie bancaire. Pour seize francs ils obtiendront la revue de presse de Marie-Thérèse Aicardi, et pour trois mille francs une étude sur Internet et les banques. Ces documents, peu susceptibles de déchaîner l'enthousiasme du grand public, ne constitueront qu'une mise en bouche.
Progressivement, d'autres entreprises utiliseront le service de Kleline, la société créée en janvier 1996-par la Compagnie bancaire (60%) et le groupe LVMH (40%) pour gérer ce système de porte-monnaie virtuel "Pas moins de 705 société* ont déjà choisi Kleline pour se lancer sur internet", indique Abdallah Hitti, directeur général de Kleline. " Le service de vente sur Internet de quatorze d'entre elles est opérationnel ", précise-t-il. Parmi ces pionniers: les 3 Suisses, Degriftour, Infogreffe, la revue Investir et les quotidiens Libération et Le Monde. " Des tests ont été réalisés depuis le 22 juillet ", explique M. Hitti.
Chaque entreprise décidera du moment précis de son " plongeon " dans le grand bain virtuel. Mais l'ouverture par Kleline sur internet d'un porte-monnaie virtuel offrant des garanties de sécurité de paiement élevées marque une étape décisive dans le développement du réseau télématique mondial. Jusqu'au 25 septembre, la Toile d'lnternet accueillait gratuitement les internautes en mal de navigation dans les nébuleuses virtuelles. En un sens, elle conservait sa virginité originelle. En effet, les chercheurs qui ont fondé Internet n'avaient pas de raisons d'instituer un système de paiement. Ils s'échangeaient de l'information par nature gratuite.
Mais l'entrée massive du grand public sur la Toile du réseau mondial a profondément modifié le paysage. Aujourd'hui, ce sont environ 50 millions d'individus répartis sur I'ensemble de la planète, dont une majorité d'Américains, qui peuplent Internet. Une telle quantité de consommateurs potentiels ne pouvaierit quiaiguiser les appétits mercantiles. Il ne s'agit pourtant pas uniquernent d'exploiter le chaland. L'ouverture d'lnternet au commerce enrichira considérablement son conténu. En effet, nombre d'informations demeurent encore inaccessibles, car leur gratuité priverait leurs auteurs d'une juste rémunération.
La commercialisation de tels services ne peut se faire que si la sécurité du paiement est assurée pour les internautes. C'est chose faite avec le système de Kleline. "nous utilisons une c/é de cryptage de 572 bits qui nécessiterait deux ons de calcul intense sur une bat. terie dhrdinateurs pour étre cassée ", afffirme M. Hitti.
En attendant, le code a dû être déposé au Service central de sécurité des systèmes d'information (SCSSI), qui dépend de l'hôtel Matignon.
La difficulté ayant un effet excitant sur les pirates qui écament la Toile, Kleline ferait I'objet de 30 tentatives par jour visant à percer le secret de son code." s'agit d'étudiants, de chercheurs ou d'entreprises spécialisées, précise son directeur général. En cas d'attaque, nous les orientons vers de joux sites qui agissent comme des leurres etiont croire aux pirates qu'i/s ont réussi" .Néanmoins, M. Hitti a prévu de changer de clé tous les deux ans. On n'est jamais assez prudent.~.
Michel Alberganti
TITRE : Agenda MC - DATE DE PARUTION : 30 Septembre 1996
International 1996
ler- Télécom PTT
En Suisse, l'opérateur va lancer "Natel D Easy", un service GSM utilisant une carte prépayée rechargeable de 20, 50 ou 100 FS basée sur sa technologie SICAP (SIM Card Application Platform). L'abonnement mensuel est remplacé par une augmentation du prix des communications de 0,50 FS/mn
D'lcl la fin de l'année -USA
Suite à un accord de partenariat passé le 20 septembre entre EDS et le concepteur de lo''iciels franco-américain GC Tech pour le développement de la sécurisation des transachons sur les grands réseaux TCP/IP comme Internet, les premières réalisations communes seront opérationnelles sous forme de services Intranet sécurisés.
TITRE : Le Fil MC des télécoms - DATE DE PARUTION : 23 Septembre 1996 et 24 Septembre 1996
Brésil :
GC Tech a annoncé le 18 septembre avoir conclu un contrat avec la banque Bamerindus portant sur la foumture dans le cadre d'un projet pilote, de sa technologie GlobeID qui permet de sécuriser et de certifier les transactions électroniques effectuées surInternet ainsi que sa galerie marcnande GlobeOnline utilisant cette technologie. Basée à New York, GC Tech, a été créée en 1995 par MM. Gérard Dahan, Laurent Adamowicz et Paul-André Pays, trois ingénieurs français issus de l'lNRIA.
USA :
le prestataire de services informatique EDS et le concepteur de logiciels GC Tech ont annoncé le 20 septembre un accord de partenariat portant sur le développement de la sécurisation des transactions sur les grands réseaux TCP/IP comme Internet. Les premières réalisations communes seront opérationelles d'ici la fin de l'année sous forme de services Intranet sécurisés basés sur Internet installés pour le compte de certains clients d'EDS.
TITRE : Internet Professionnel - DATE DE PARUTION : 07 Septembre 1996
CONTRAT : GC Tech fournit sa technologie Globe ID à la banque brésilienne Bamerindus.
GC Tech a conclu un accord de partenariat avec la banque brésilienne Bamerindus. Celle ci utilisera la technologie Globe ID et la galerie marchande Globe Online pour mettre en place des services de commerce électronique sécurisés. La banque Bamerindus compte 6,3 millions de clients, 1 371 agences et 5 515 points de vente au Brésil.
TITRE : Courrier Cadres - DATE DE PARUTION : 27 Septembre 1996
GC Tech développe le shopping planétaire
Cette jeune société crée une galerie marchande virtuelle sur Internet et recrute des ingénieurs en développement logiciel.
Dès l'année prochaine, on devrait pouvoir acheter son thé à Londres, sa farine à la cannelle aux Etats-Unis, ses cravates à Rome et payer par carte bleue dans les boutiques de la galerie marchande virtuelle Globe Online sur Internet. Pour que ce shopping planétaire se concrétise, GC Tech a développé et breveté une technologie (Globe ID) pour les systèmes internationaux d'intermédiation et de transactions sécurisées. La technique de paiement destiné au commerce électronique constitue la première application et permettra d'effectuer des transactions dans près de deux cents devises.
Fin septembre, le système pilote "ouvre" ses portes : on pourra acheter "Libération", "Le Monde", de l'espace publicitaire à RSCG Euro ou encore du champagne...
Créée en avril 1995 par deux transfuges de l'Institut de recherche en informatique et automatique (Inria) et un financier, Laurent Adamovicz, qui préside l'entreprise, GC Tech a installé son siège à New York mais l'essentiel de son effectif se trouve à Paris (38 collaborateurs).
L'entreprise a réalisé l'an dernier un CA de 12,5 MF avec la vente de licences Globe ID dans dix pays et table sur 30 MF pour 1996. Deux filiales ont récemment vu le jour à Tokyo et une troisième au Brésil. Depuis ses débuts, GC Tech intègre deux à trois nouveaux talents chaque mois et recherche essentiellement de jeunes ingénieurs en développement logiciel.
http ://www.globeonline.fr
Catherine FELDMAN