TITRE : Le Monde informatique Magazine - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Enfin un porte monnaie électronique pour Internet !

Globe On Line propose un système de paiement ne faisant pas intervenir la carte bancaire, baptisé Kleline. L'appelant désireux d'acheter un service ou un produit via Internet utilise un porte-monnaie électronique, dont il donne le numéro et le mot de passe chaque fois qu'il désire l'utiliser. A la manière d'une télécarte, ce porte-monnaie est préchargé d'une certaine somme, qui sera diminuée du montant dépensé à chaque transaction. Pour l'obtenir, il suffit de communiquer son numéro de carte bancaire à une banque affiliée à Kleline. Le risque, en cas d'incident, est limité à la perte de la somme initialement chargée dans le porte-monnaie virtuel.
Le service Kleline est diponible chez les premiers "marchands" de la galerie Globe On Line ayant mis sur pied une tarification. On peut ainsi acheter, via Internet, des articles de plusieurs journaux présents sur Globe On line: "Le Monde", "Investir", "La Tribune", "Le Monde Informatique", etc., ainsi que des fiches d'informations économiques et juridiques Dafsa.


TITRE : PC Direct - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Le premier porte-cybermonnaie français

Kleline propose depuis peu un service de paiement sur Internet en francs français. Le système semble mériter son qualificatff de "sécurisé" puisque l'on nous assure qu'il se fonde sur une clé de cryptage de 512 bits. Tout réside dans la Klebox, porte-monnaie virtuel qui servira à effectuer des paiements de tout montant, même inférieure à100 F. Hélas, les boutiques ne se bousculent pas au portillon. Seule lueur d'espoir, la galerie commerciale de Globe Online, qui abrite, entre autres, les journaux en ligne de libérabon et du Monde, devrait adhérer sous peu.
Kleline, tél : 01 53 57 00 50


TITRE : Cabines International - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Le porte-monnaie à l'ère de l'électronique et du virtuel

Imaqinez, ne serait-ce qu'un instant, un monde sans argent liqui-de, peuplé de cartes à puces et de quelques rares chèques en voie de disparition. C'est sans doute ce que nous réserve le XXI ème siecle du point de vue de la monnaie. La monnaie électronique (cartes et virements) représentent des flux financiers colossaux. L'achat de sa baguette de pain grâce à une carte à puce n'est pas encore pour tout de suite, mais chercheurs et penseurs y songent pour demain.

Les autoroutes de l'information : à péage
Depuis quelques mois, un monde virtuel envahit nos foyers. Tout le monde parle de l'Internet, ce gros Minitel international. Cet énorme réseau est en passe de devenir un incroyable outil commercial. Pénalisée par le Minitel, la France a pris du retard. Les sites web accessibles, n'offrent qu'une vitri-ne aux internautes et ne permettent pas encore d'acheter beaucoup de produits. Aux U.S.A., les américains viennent de découvrir la télématique. L'lnternet y fait des ravages.
A Ia base outil de dialogue et de rencontre, il apparaît comme une gigan-resque galerie marchande virtueile. En France. Globe Online est présent sur le Net depuis cet automne et propose à ses visiteurs toute une gamme de services et de commerces. Kleline, une filiale de la compagnie bancaire, a mis au point un système de sécurisation des transactions commerciales.
Clients et commerçants peuvent réaliser leurs opérations en toute confiance. Vous pouvez payer avec votre carte de crédit, mais l'innovation vient d'un porte-monnaie virtuel que vous pouvez charger à l'aide de vos autres moyens de paiements enregistrés sur le site. Il est utile pour des réglements allant de quelques centimes (articles journaux) à 500 francs. Au début de l'année 1997, Microsoft, le géant l'informatique, intégrera dans la nouvelle version de Windows, un outil sécurisé pour payer ses achats effectués sur les sites web de la planète. Rassurez vous, il n'est pas encore possible de réaliser une épilation ou une séance d'U.V. à distance. En revanche, il est tout à fait possible de se procurer des produits de beauté et soin pour le corps sur des sites commerciaux aux Etats-Unis ou dans de nombreux pays du monde. Nos concitoyens restent encore attachés au Minitel. L'achat du matériel nécessaire pour accéder au réseau des réseaux est encore coûteux (10.000 francs environ). En conséquence, seul 1% de la population française est connecté à l'lnternet. Pour y être présent et proposer des biens et des services à la vente, I'investissemt est encore lourd. Quoiqu'il en soit, I'Internet a inéluctablement un avenir commercial même si en France, ce n'est pas pour tout de suite.

L'éclosion du porte-monnaie électronique privatif
Depuis bientôt dix ans, vous ne vous étonnez plus de posséder dans v~ porte-cartes, une carte à puce qui vous permet de téléphoner. La puce, cette invention Française que tout le monde nous envie trouvera, dans les prochains mois, d'autres applications dans votre vie quotidienne.
Déjà, en novembre 1991, la ville de Paris a mis au point Paris Carte, un porte-monnaie électronique non rechargeable (comme la carte téléphonique), destiné à régler le stationnement payant de surface dans les rues de la capitale.
Pour une municipalité de cette taille, la manipulation des espèces reprénte un coût très important. Le porte-monnaie électronique est apparu comme la solution. Paris songe à étendre son utilisation dans d'autres services municipaux et les parkings souterrains. Dix huit mois après son lancement, Avocarte, la carte d'identité des avocats du barreau de Paris, dotée de son porte-monnaie électronique, a fait des émules. Elle est en passe de se propager dans tous les barreaux de l'Ile de France et s'étendra bientôt à la province.
Des contacts sont même en cours avec le Canada, la Belgique et le Japon. A la différence de Paris Carte, Avocarte est rechargeable. Elle permet à on titulaire de régler un certain nombre de prestations dans les boutiques et les services dépendant du barreau.
Au début de l'année 1997, les transports parisiens vont expérimenter un nouveau titre de transport. Une carte magnétique munie d'une puce renfermera à la fois la carte orange ou l'abonnement habituel de l'usager et un porte-monnaie électronique rechargeable permettant à son titulaire de payer des services liés aux sociétés de transport ou d'acheter d'autres tickets.
Il serait également possible d'étendre son utilisation aux galeries marhandes du métro. Ces différents tvpes de porte-monnaie électroniques sont privatits.

Le porte-monnaie électronique universel : chasse gardée
Les banques françaises ont décidée le 27 septembre dernier, de donner le coup d'envoi de l'expérimentation sur site d'un porte-monnaie électronique universel. Les banques et ia Poste ont longtemps tergiversé pour sortir ce projet, mais elles sont les seules à pouvoir le mettre en place. La législation stipule en effet, que seul un établissement de crédit a le droit de commercialiser un tel produit. Les opinions divergeaient. Certains pensaient que la carte bancaire était sutfisamment développée dans l'hexagone pour remplir également les fonctions d un porte-monnaie électronique.
Mais les étrangers ont déjà créé le leur et rêvent de conquérir le ter itoire français. Mondex en Grande Bretagne et Proton en Belgique rencontrent un succès indéniable. Si la France ne veut pas rester une nouvelle fois à la trâîne, il lui taut mettre au point son propre porte-monnaie.
Sous l'égide du G.l.E. Cartes Bancaires, un pilote grandeur réel, à Paris où dans une grande ville de province sera réalisé. Le temps de l'étude risque d'être relativement long. Son avènement poulTait bien coincider avec celui de l'Euro, la monnaie unique européenne. Un événement comme la Coupe du Monde de Football serait susceptible de senir également de test. Concrètement, pour un commerçant, le porte-monnaie électronique universei se présentera comme un ser\ ice bancaire supplémentaire. Du type de celui de la Carte Bancaire. Il vous faudra une nouvelle fois payer un taux de commission pour pouvoir accepter ce type de paiement. En revanche, votre terminal de paiement électronique, permettant le paiement par Carte Blene, devrait être adaptable. Pour l'heure, les banques, les sociétés de transports et de gros commerçants sont en pourparler. Si le petit commerce ne se fédère pas, il risque d'êt e exclu du circuit. Toutefois les chances de succès de ce moyen de paiement sont encore relativement incertaines. "Il faut que le porte-monnaie élect onique procure un avantage supplémentaire par rapport aux autres supports de paiement, sinon son utilisation sera marginale", confie un expert. Le paiement des petites sommes, pour éviter la petite monnaie qui troue les poches (parking), les opérations de promotions commerciales liées au règlement de ses achats par l'intermédiaire de cette nouvelle carte (10% de réduction dans toutes les enseignes d'un groupe), Devant être des axes de développement.
Les billets de banque et les pièces ont encore de beaux jours devant eux. En France les évolutions prennent lentement, on reste longtemps attaché aux anciennes formules qui ont fait la preuve de leur efficacité. L'avenir est certainement au virtuel, pas encore à la dématérialisation complète de la monnaie. Pour cela, plusieurs décennies seront certainement nécessaires.


TITRE : Internet ProfessionneI - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Commerce Electronique : Les spécifications du JEPI sont disponibles

Une étape décisive

Le Consortium Worid Wide Web (W3C) et CommerceNet (organisme qui fédère les travaux d'une centaine de sociétés américaines dans le domaine du commerce électronique) viennent d'annoncer la disponibilité des spécifications et de plusieurs modèles d'execution de l'initiative de paiement électronique JEPl (Joint electronicspayments initiative).

Le W3C et CommerceNet ont développé les spécifications JEPI avec le concours de Microsoft, IBM, OpenMarket, GC Tech, CyberCash, Xerox, British Telecommunications et Digital, qui mettent déjà en oeuvre le protocole de négociation de paiement sur Internet dans leurs systèmes. JEPI fournit une plate-forme de paiement universelle permettant aux vendeurs et aux consommateurs d'exécuter des transactions commerciales sur Internet, en utilisant différents moyens de paiement.
JEPI est un mécanisme standard permettant des négociations entre les différents instruments, protocoles et transports de paiement. Il comprend deux parties : une couche d'extension, PEP (Protocol Extensions Protocol), qui s'appuie sur HTTP et qui a été soumise à l'organisme de standardisation IETF (Internet Engineering Task Force) à la mi 96; un protocole de négociation, UPP (Universal Payment Prenmble), qui identifie la méthodologie de paiement appropriée. Au moment de l'achat, ces protocoles automatisent les négociations de paiement pour l'utilisateur final, grâce à des configurations intégrées dans le navigateur.

Le besoin d'un moyen standardisé.
"L'un des ingrédients majeurs du commeroe sur le Web est la capacité des différents instruments et protocoles de paiement d'échange de l'information. JEPI répond efficacement à oe besoin, et c'est pourquoi nous sommes si enthousiastes" a commenté Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web". Avec CommerceNet, nous prenons l'engagement d'accélérer la faisabilité et la facilité d'utilisation du commerce électronique".
Selon Daniel Dardailler, basé à l'INRIA Sophia-Antipolis et responsable au projet JEPI au sein du W3C, tous les vendeurs n'acceptent pas tous les systèmes et protocoles de paiement. Internet a donc besoin d'un moyen standard par lequel les applications puissent négocier les méthodes de paiement appropriées.
"CommerceNet et le W3C ont vocation à travailler ensemble sur le développement et l'adoption de composants technologiques clés. L'objectif est de transformer Internet en une infrastructure mondiale de commerce électronique, a dit Randall Whiting, vice-président et responsable du commerce électronique chez Commerce Net.


TITRE : A.F.P. Mondiales - DATE DE PARUTION : 26 Novembre 1996
Commerce électronique sur Internet : Globe Online à la conquête du marché

PARIS, 26 nov (AFP) - Vendre et acheter sur le réseau Intemet une revue de presse, un livre ou même un voyage, en toute sécurité des paiements, d'un simple coup de clic : c'est l'objectif de Globe Online, nouvel espace commercial ouvert sur le réseau mondial, qui mise d'abord sur l'essor du commerce électronique au sein des entreprises.
En ouvrant cette galerie marchande, la société française Globe Online, lancée par Victoire Télématique (groupe LVMH), le groupe Dafsa (données économiques et financières) et EyroRSCG, entend bien se tailler une part du gâteau du commerce électronique, qui fait figure d'Eldorado des années à venir.
Selon les estimations, le chiffre d'affaires du commerce électronique passant par Internet représenterait "une centaine de milliards de francs dans trois ans, avec un chiffre d'affaires de 3 mds de francs pour la France", selon les dirigeants de Globe Online.
"Finalement nos objectifs sont assez raisonnables", plaide le directeur général de Globe Online, Gaël de Kertanguy, qui rappelle que le seul marché de la vente par correspondance (VPC) pèse déjà 55 mds de francs.
Dans la galerie marchande, symbolisce par un petit "globe" où s'affichent différents types de produits et services, une cinquantaine de partenaires ont déjà répondu à l'appel, même si tous leurs produits ne sont pas encore disponibles à l'internaute-consommateur.
Pour l'heure, pas question toutefois d'acheter une pizza sur le pouce via Globe Online, la cible visée est résolument celle de l'entreprise, précisent les responsables, qui s'appuient sur un constat simple du marché. S'il existe en effet en France entre 300.000 à 400.000 intemautes, "plus de la moitié se trouvent dans l'entreprise". De fait, en ne recensant que le nombre de personnes connectées, le chiffre tombe à 180.000, reconnaît M. de Kertanguy.

Une inconnue : le marché
En Europe, on estime entre 2 et 3 millions le nombre d'intemautes pour une fourchette comprise entre 25 et 30 millions dans le monde.
Fort de ce constat, les services d'information et les banques de données se taillent la part du lion dans ce gigantesque marché électronique, avec notamment l'AFP, les quotidiens Le Monde, Libération, La Tribune, I'hebdomdaire Investir. Une galerie d'art a également ouvert ses portes, avec en tête de file l'oeuvre virtuelle de Fred Forest, vendue récemrnent aux enchères à Drouot.
Outre le contenu, Globe Online compte surtout faire la différence avec ses concurrents (Mondex, Digicash, First Virtual) par son système de transaction sécurisée et certifiée.
Grâce à la technologie Globe IDTM, élaborée par la société française Globe Online par un moyen traditionnel, c'est à dire en dehors du réseau. "Aucun numéro de carte bancaire n'est transmis sur le réseau lors d'un acha~, a insisté Abdallah Hitti, directeur général de KLELine.
Une fois cette opération faite, le consommateur dispose d'un code confidentiel, qui lui pemmet de commander différents produits. Il reçoit en retour un ticket électronique, immédiatement envoyé à la banque, qui authentifie l'utilisateur et vérifie la solvabilité. Le consommateur n'a plus alors qu'à confirmer.
Si Globe Online, fort de ses nombreux partenariats, a donné le coup d'envoi de sa galerie marchande, reste encore une inconnue: le marché. Car si à l'heure actuelle, tout se vend sur Internet, tout ne s'achète pas encore.


TITRE : Stratégies Télécom & Multimedia - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
le commerce électronique trouve ses marques

Le commerce électronique est une réalité, les expériences en entreprises se multiplient comme l'a démontré la Convention du commerce électronique. La concurrence et les annonceurs commencent même à remodeler le visage de certains sites. Dommage qu'en france, I'heure soit encore à un certain attentisme.

En fait, il vaut mieux distinguer nettement deux marchés : celui des particuliers et celui des entreprises. Dans le premier cas, certaines barrières à l'usage du commerce électronique existent, en France notamment. Le prix vient largement en tête, celui du matériel comrne celui des liaisons. Deuxième point difficile, il porte sur la trop grande complication pour un utilisateur non familier de l'informatique. Il a besoin d'outils "presse boutons" encore dans les cartons. Et, en face. I'offre disponible sur le réseau se révèle probablement encore insuffisante.

Un vrai retard
Lopérateur national a pourtant un rôle à jouer. D'abord, grâce à Numéris, encore faut-il que le grand public y ait accès en terme de tanfs Ensuite, avec le Minitel, vecteur d'une certaine forme de commerce électronique, notamment pour la VPC, France Télécom prépare une nouvelle offre de commerce électronique, basée en particulier sur un Minitel remodelé, proche du "NC". Les pouvoirs publics, de leur côté (voir notre précédent numéro), peuvent s'inspirer du pouvoir fédéral aux Etats-Unis.
Mais, le point le plus problématique, comme l'a montré le rapport Miléo, porte sur le taux d'équipement des ménages qui accuse un vrai retard. Seulement 15 % des francais sont équipés en PC multimédia contre 35 % aux Etats-Unis et 20 % en moyenne en Europe. La progression du trafic lié au commerce électronique est de 3,5 Yo dans l'hexagone et entre 7 et 10 % aux Etats-Unis. Des chiffres largement commentés ces dernières semaines.
Pourtant, comge le consultant Daniel Kaplan lors de la Convention du commerce électronique, tout n'est pas totalement noir. Si le chiffre d'affaires mondial du commerce électronique se monte entre 3 et 6 milLiards de francs, celui de la VPC française qui commerce par Minitel avoisine les 10 milliards de francs.
Le vrai problème est celui de la consommation, ses habitudes et son potentiel. La différence de consommation entre la France et les EtatsUnis peut s'expliquer par le coût, un argument souvent avancé en France, mais ce n'est pas le plus concluant. La penétrahon des PC dans les foyers anglais par exemple est le double de celle observée en France. Le modèle de développement des services en ligne ne peut donc qu'être différent. D'autant que l'une des grandes distinctions entre les deux pays porte sur la disponibilité dans les écoles et sur les lieux de travaiL. La France, une fois de plus, se démarque et dans le mauvais sens. En Grande Bretagne, on constate 12 ordinateurs pour 100 élèves, en France, 3 seulement.

Le rôle de l'EDI
Néammoins, Daniel Kaplan n'hésite pas à soutenir que la France est en phase de rattrapage vis-àvis, non pas des autres européens, mais des Etats-Unis. C'est ainsi que la France compte 4 000 services Web, dont 500 commerciaux, avec une croissance anuelle de 600 à 700 %. Pour le monde entier, les mêmes données montrent qu'on se trouve face à 250 000 services Web, dont 100 000 commerciaux avec une croissance annuelle de 500 à 600 %. La différence de progression suffirait à monter une plus forte croissance en France.
Sur le marché des entreprises, la part pnse par l'EDI en France est également un facteur positif. Selon I'ONum, plusieurs dizaines de milliards de francs de commandes EDI sont passees en France chaque annce. Le marché des services EDI devrait grimper de 3 milliards de francs en Europe en 1996 à plus de 7 milliards en 1'an 2000. Les entrepnses se préparent à cette poussce par l'électronisation de leurs services g~énéraux, des services achat et la préparaticn UL'cJuilogues électroniques Aspirces par ce mouvement, les emreprises européennes seraient ainsi pretes à intégrer la notion de ~on~merLL elLctronique avec. en ligne de mire, un avantage clé, la modification de la relation client correspondant à une ouverture 24 H sur 24 et 7 jours sur 7 et à un marketing plus personnalise. Les entreprises françaises seraient néammoins penalisees, par une croissance trop faible du client serveur. Ce qui démontre une informatique centralisce et peu évolutive.

Premières leçons

Heureusement, plusieurs entreprises n'ont pas attendu pour se lancer. Les premiers enseignements commerciaux amvent On sait maintenant, en France comme ailleurs, que les premiers utilisateurs du commerce électronique ont un profil socioeconomique élevé. Conséquence: ce sont de gros acheteurs de produits de marques, ils sont donc moins sensibles au pnx que d'autres consommateurs.
Malgré tout, les futurs acteurs ont en fait peu de points de réhérences. La mesure d'audience est délicate comme le souligne Alain Grangé Cabannes de l'Union des annonceurs. Ces services en ligne sont d'ailleurs beaucoup plus que des médias. Si un média de masse est 5 à 10 pages pas pLus. Et les basé sur la rareté, le multimédia au contraire fonctionne sur la pléthore, sur la demande plutôt que sur l'offre, sur l'égalité des acteurs et non la pnmauté de l'émetteur, sur un message personnaLise et non pas uniforme, pluraListe au lieu d'univoque. Reste tout de même à mieux connaitre le comportement des consommateurs. Pour Claudine Schmuck du Club de l'Arche, on constate par exemple le retour du zapping Le consommateur visite>> 5 à 10 pages pas plus. Et les annonceurs sont ainsi contraints de repositionner leurs Web. Du moins vont-ils recomposer leur approche du consommateur à travers le Web. A consommateur préssé et volage correspond un nouveau style de conception du Web. L'exemple du magazine "Elle", conçu initialement avec 60 à 70 pages est éloquent. Aujourd'hui, "Elle" s'oriente vers plusieurs serveurs de 7, 8 ou l0 sites. Une conclusion encore provisoire mais significative de l'état d'esprit des annonceurs, de ceux qui normalement doivent <<tirer~ la croissance du commerce électronique. Encore que, le comportement du consommateur on-line se rapproche parfois de celui du consommateur... ordinaire. Autre intervenant à la Convention du commerce élecronique, Gilbert Bernard d'Ever Green assure que reproduire simplement un catalogue papier ne mène à rien. Les consommateurs le rejettent comme ils jettent un catalogue papier. Le paniculier ne veut pas que l'on envahisse sa vie pnvée pas plus sur Intemet que dans sa boîte aux lettres.
Commercer sur Internet s'apprend donc, avec de nouvelles règles qui se mettent en place, des expénences qui se répondent ou se contredisent, des tendances qui se confirment, mais pour combien de temps ? On assure par exemple que certames marques ne sont connues que par Internet. TélémarLet affirme que 50 YO de ses nouveaux clients sont venus par le bouche à oreille.

Acheter par la TV
Dans ce maëlstrom, le commerce électronique trouve ses marques, au travers de ses premières expénences. Un geant comme Nestlé, méme à titre expérimental, est là pour le prouver. Armin Bien présente un exemple d'achat virtuel. Sa firme ne se lance pas pour le plaisir dans une telle démarche. Constat de base de Nestlé : le consommateur de masse n'existe plus. La consommation publicitaire ne suffit plus, le consommateur souhaitant d'avantage d'interactivité.
Le projet pilote présenté par Nestlé permet justement de tester le cosommateur, d'analyser sur lui l'impact des futures stratégies marketing. Huit cent ménages sélectionnés ont reçu de la part de Télécom Suisse une TV interactive. Ils accèdent par un modem qui leur est fourni aux divers services proposés par Nestlé : films vidéo, jeux, visites de musées, cours, accès à un supermarché virtuel. Sur ce dernier on peut commander les gammes Nestlé, Maggi, Buitoni, Perrier, Friskies... Baptisé "easy shop", le système durera 9 mois, offrant 264 produits, la livraison s'effectue à domocile sous deux jours ouvrés, la commande ne peut inférieure à 30 F suisses. Le client est accueilli sur le site par une hôtesse qui le guide tout au long de son processus de visite et d'achat sur le site.
Autre exemple dans le secteur "B to B", celui de QCS Development, une société née à Sophia Antipolis mais devenue améncaine et ctée à New York. Elle utilise, non pas Internet, mais des réseaux pnvés. Son objectif est de mettre en relation des centrales d'achat pour la grande distnbution.
QCS installe un catalogue électronique chez le fournisseur qui va servir à répondre aux offres des acheteurs. Plusieurs groupes de distnbution connectés à QCS sont ses clients WalMart, Metro, Sears Roebuck, K.Mart, Carrefour. Pour sa part, Citias Net, basce à Villeurbanne (banliene Iyonnaise) s'est investie dans les places de marché électronique. Son principe ? La mise en relation d'entreprises concurrentes sur un même marché. Aujourd'hui, Citius gère quatre places de marché. Celle consacrée au monde de l'industrie comprend 50 fournisseurs et vendeurs et un catalogue de 2 millions de produits. Dix grands comptes acheteurs sont clients, ils représentent 120 sites industriels. Parmis eux : EDF, SNCF, Alcatel, Gec Alsthom, Labinal. Des entreprises capables d'utiliser les catalogues et de passer leurs commandes de manière décentralisée. Celle de l'administration utilise la norme Tedeco consacrée à l'accès de fournisseurs spécialisés dans les collectivités, par exemple la Camif Collectivités. Troisième cas, celui de la construction. Une bibliothèque d'ouvrages est installée sur un chantier, le chef d'équipe ou le conducteur de travaux doit, à partir de cette veritable base de données, passer ses commandes.
Dans le secteur du vin enfin. Citius a mis au point une place de marché pour ce secteur, à l'échelle européenne.
Ces quatre places fonctionnent. proches de l'expérience des communautes EDI. Il leur manque encore la relation financière, l'encaissement par la banque du client et la banque du fournisseur. La Société Générale et la BFCE travaillent sur ce sujet pour Citrus.
Tant il est vrai qu'en matière de commerce électronique, si les initiatives d'entrepnses pnvées, quelqu'en soit la taille, foisonnent, le demier mot semble appartenir aux banquiers, du moins aux systèmes de paiement sécurisés, encore en mal d'harmonisation.

Quel paiement en ligne ?
L'lnstitut Systemia a livré, lors de la Convention du commerce électronique, sa grille de classification des services de paiement en ligne :


TITRE : La tribune - DATE DE PARUTION : 20 Novembre 1996
Les patrons japonais commencent à se préoccuper de l'euro

A l'occasion du voyage de Chirac, la déléguation française a été bombardée de questions sur l'euro. Les Japonais ne savent pas encore quelle stratégie adopter vis-à-vis de l'euro.

Au siège du Keidanren , (le patronat japonais), en plein coeur de Tokyo, il est impossible d'ignorer la parité dollar/yen. A chaque étage, un panneau lumineux affiche, en temps réel, le cours stratégique. En rencontrant hier matin, au troisième jour de sa visite au Japon, les chefs d'entreprise nippons, Jacques Chirac nourrissait sans doute l'espoir qu'apparaisse, d'ici quelques années, un deuxième cours : celui de l'euro.

Comment expliquer les réformes. De fait, le processus d'unification économique et monétaire de l'Europe semblait, hier, unique sujet de préocupation des patrons du Keidanren. "Parlez-nous de la construction monétaire de l'Europe", a demandé le président du groupe informatique NEC, Tadahiro Sekimoto. "Comment comptez-vous expliquer à l'opinion publique les réformes nécessaires ?", interrogeait Hitaro Iguchi, PDG du brasseur Asahi. Si les patrons japonais n'ont pu poser que deux questions - soigneusement préparées à l'avance - à l'issue du discours présidentiel, ils sont allés droit au but.
Jacques Chirac leur a donc expliqué pourquoi l'euro était indispensable. Pour éviter les dévaluations compétitives : "on ne peut pas imaginer un marché unique et plusieurs monnaies"; pour éviter les "fluctuations abérentes" du dollar; pour inciter, enfin, les Etats européens, via les critères de convergence, "au sérieux obligatoire dans la gestion de leurs affaires". "Nous attendons beaucoup d'une monnaie forte européenne", avait déclaré lundi le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, au président français. Qui se réjouissait, hier, d'avoir trouvé tout ses interlocuteurs "extrêmement intéressés et tout à fait favorables à la construction d'un pôle monétaire européen".
Le ministre des finances, Jean Arthuis, confirmait, hier soir, qu'il avait été lui aussi mitraillé par ses nombreux interlocuteurs nippons de questions sur l'euro. "C'est une constante. Ils veulent être informés", déclarait-il à l'issue d'entretiens avec son nouvel homologue japonais, Hiroshi Mitsuzuka, et le gouverneur de la Banque du Japon.

"Intéressés mais inquiets". Les questions sont la plupart du temps précises et concrètes, poursuivait Jean Arthuis. "Ce sont celles que posent les investisseurs. Ils veulent savoir par exemple ce qu'il adviendra de leurs contrats rédigés en francs le 1er janvier 1999". "Les Japonais sont très intéressés par l'euro, mais ils sont aussi inquiets", résume Laurent Adamowicz, président d'une société de services informatiques, GC Tech, et l'un des invités du président au Japon.
Résultat de ces interrogations et de cette inquiétude : "les investisseurs japonais n'ont pas encore de stratégie définie d'allocations de leurs actifs après 1999", explique Masayuki Kichikawa, économiste chez Nomura. En attendant de savoir combien de pays adopteront les premiers la monnaie unique, et de connaître le taux de conversion de leurs devises, "c'est "wait and see"", souligne-t-il.


TITRE : La lettre du Commerce Electronique - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Cybercash passe accord avec une banque française

La Banque Sofinco, filiale du Groupe : Suez, et la société Cybercash, spécialisée dans le paiement sécurisé sur l'lnternet ont conclu un partenariat commercial le 1er octobre. Désormais, les clients de la Sofinco, spécialisée dans les services financiers aux particuliers, disposeront sur l'lnternet de trois différentes offres financières: paiement par cartes, paiements de faibles montants en "ecash" et ouverture de contrats de crédits. La technologie Cybercash est inter-opérable avec les services de la Sofinco dès aujourd'hui en ce qui concerne la fonction de paiements sécurisés par carte. Cette banque cible les commerçants et les éditeurs de produits électroniques. Pour ce faire, des accords sont en cours avec des fournisseurs d'accès à l'lnternet. Les outils de porte monnaie Virtuel de Cybercash, capable de gérer les micro-transactions, seront opérationnels à partir du premier trimestre 97. En revanche, d'autres fonctions sont déjà opérationnelles: comme l'ouverture d'un crédit en ligne. D'autre part, les marchands pourront associer un crédit du type revolving à l'emploi de cartes privatives sur leur galerie marchande électronique. L'entrée de CyberCash sur le marché francais était pressentie. La Sligos, une SSII française, oeuvre depuis six mois à l'intégration de cette technologie. La concurrence entre ce système de paiement et celui de Globe IDTM, commercialisé par Kleline, une filiale de la Compagnie Bancaire, sera sans doute assez âpre.


TITRE : Logiciels & systèmes - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Le commerce électronique sur Internet

Le commerce électronique sur Internet, beaucoup sont encore sceptiques, mais le mouvement est lancé. Deux informations distinctes viennent étayer les dernières avancées.

Il s'agit, d'une part, de la nais-sance du consortium pour la sécurité des moyens de paiement, et d'autre part, de la stratégie de Peoplesoft en matière de commerce électronique, I'un des grands du progiciel de gestion.

Le consortium pour la sécurité
BNP, Société Générale, France télécom, Gemplus et Visa viennent de créer un consortium en vue de promouvoir la sécurisation des paiements par cartes bancaires sur Internet.
Le système préconisé par ce consortium repose sur le lecteur de cartes à puce relié à votre PC qui permettra de faire des achats depuis sa maison, comme si vous étiez chez un commerçant. Le projet passe par deux phases.
La première phase validera la sécurité des paiements à partir de cartes bancaires à puce, émises par les banques françaises, selon une solution combinant la carte à puce et le standard international SET (Secure Electronic Transactions) développé conjointement par Visa et Mastercard. Des fonctions particulières seront développées pour les petits paiements (ce sont, en effet, les petites sommes qui posent le plus de problèmes). Une expérience pilote sur plusieurs milliers de détenteurs de cartes et un groupe de commerçants s'effectuera pendant 18 mois. Dès que les spécifications seront validées, le consortium, après concertation avec le groupement Carte Bancaire, les rendra publiques pour en faciliter l'adoption par le marché.
La seconde phase visera l'intégration dans le système d'une carte à puce conforme à la norme internationale EMV (Europay MastercardVisa). Cette nouvelle carte intéressera les marchés internationaux du fait qu'elle intégrera notamment des SET. Chacun des cinq partenaires apportera ses compétences propres à la réalisation de ce projet qui sera généralisé dans le courant de 1998.
Pour le moment, le commerce électronique en France reste très embryonnaire, avec moins de 1% des utilisateurs Internet qui y ont effectué au moins une transaction commerciale. Le principal frein avancé étant l'absence de sécurisation. France Télécom se propose, d'accompagner les fournisseurs de services Télétel qui souhaitent migrer sur Internet avec des solutions de commerce électronique sécurisées, et notamment des modalités pour les petites sommes telles que le porte-monnaie virtuel. Enfin, Wanadoo, le service Internet de France Télécom, proposera dès le 4ème trimestre de 1996 un système de facturation à l'acte qui s'adossera aux moyens de paiement de premier niveau: le client ne communique pas son numéro de carte bancaire. I1 règle son achat, soit à l'aide d'un porte-monnaie électronique, soit à réception d'une facture

People et le commerce électronique :

Autre exemple significatif de l'importance que les principaux acteurs accordent à ce marché: PeopleSoft. Cet important éditeur américain de progiciels de gestion (228 M$ en 1995, 2000 employés, plus de 1000 entreprises clientes dans le monde) a décidé d'étendre son architecture pour y inclure le Web en tant qu'interface utilisateur. I1 travaille avec ses partenaires actuels, dont Sun Microsystems, au développement d'interfaces clients basées sur le Web pour les applications PeopleSoft utilisant la plate-forme Java.
Pour l'immédiat, des partenariats ont été signés avec Business@Web et SpiderTechnologies. Avec les outils de ces deux sociétés, les entreprises peuvent créer des interfaces avec les applications PeopleSoft, ce qui ouvre l'accès à ces applications via le Web. Pour le commerce électronique professionnel, I'éditeur développe une architecture EDI pour les transactions électroniques par réseaux à valeur ajoutée (VAN) et par Internet.


TITRE : Stratégies - DATE DE PARUTION : 01 Novembre 1996
Visa sécurise le paiement sur Internet

Les sociétés qui, telles Sligos, ActivCard, GC Tech, ou Kleline, ont mis au point des systèmes de paiement sécurisé sur Internet, vont devoir affronter un autre concurrent. Visa, en collaboration avec MasterCard, Microsoft IBM et Netscape, lanoera en 1997. à Singapour et en Europe, une grande expérience pilote de transactions commerciales sur Internet selon les normes SET (Secure Electronic Transaction).

Protéger les informations

Cette nouvelle technologie repose sur un procédé de cryptage informatique des messages et l'utilisation de signatures digitales garantissant le secret et l'intégrité du message. Avec ce logiciel, les paiements virtuels par carte s'apparenteront donc aux transactions classiques.
Une fois la commande effectuce sur le réseau. la banque du fournisseur demande l`autorisation de paiement par l'intermédiaire des circuits traditionnels, Visa Net ou les réscaux locaux, déclenchant le processus normal de paiement par carte qui permet au commerc,ant d'être crédité et au titulaire de la carte d'être débité.
Compatible avec de nombreuses plates-formes matérielles et logicielles, ce programme informatique distribué à grande échelle par l'intermédiaire des banques devrait produire l'effet d'une bombe. Une étude réalisée l'an dernier par Eutelis révélait en effet que seùs 7% des utilisateurs d'Internet étaient prêts à livrer le numéro de leur carte bancaire sans codage sur le réscau.


TITRE : Stratégies Télécoms & Multimedia - DATE DE PARUTION : 01 Novembre 1996
L'AFCEE s'internationalise

Avant d'être un marché, avec ses acteurs et ses tendances, le commerce électronique c'est, en France, une association professionnelle, I'AFCEE, portée sur les fonds baptismaux par Edi France, le Club de l'Arche, Mercatel et l'Aftel.
Son président, Jean-Claude Pélissolo, peut faire un premier point, six mois après le lancement. Le nombre d'adhérents avoisine les 200, parmi eux quelques grands noms comme Matra, France Télécom, Renault. Les sponsors se nomment France Télécom, le CCF, Axime, la BNP, la Compagnie bancaire, les Galeries Lafayette, Uunet, La Poste. La communication, comme il se doit, passe désormais par des moyens on-line. Le forum électronique déjà abrité par le BBS de l'Atelier sera bientôt sur le Web. Et dans le futur, ce BBS sera réservé aux seuls adbérents qui seront dotés d'un mot de passe, tandis que le Web sera ouvert à tous les publics. Des sous-forums existeront par ce biais, ils reflèteront les travaux des différentes commissions mises en place, une dizaine à ce jour.
Après les commissions "PME", "Business to Business", "standards", "applications sectorielles", "EDI et commerce électronique", de nouvelles commissions entrent en scène chargées de thèmes comme: le "design" (animee par Pierre Berloquin), "enseignement et recherche" (avec Yves Leon), "juridique" (un représentant du cabinet Bensousan et Olivier Itéaou !), "pub et consommation" (Alain Grangé-Cabannes) et "moyens de paiement" (Jean-Pierre Camelot du GIE Cartes bancaires et Aimé Fay de AT&T Solutions).

Co-financer des études
Un travail de fonds que l'AFCEE entend poursuivre à l'aide d'études qu'elle co-financera avec le ministère de lilndustrie. La première portera sur l'eventail des outils "merchant server" existant de par le monde. Une ventable étude comparative de leur fonctionnalités. La seconde sera un "vade-metum du commerce électronique" à l'usage des PME-PMI leur permettant, facilement, de mettre en place un serveur Web.
Parallèlement, I'AFCEE compte mettre sur pied des manifestations très ciblées. L'une d'elles consisterait à présenter en France les activités de Compucard qui compte 63 millions d'usagers dans le monde. Des accords avec d'autres associations fransaises assureront une assise régionale, par exemple avec Qualimédia pour le Nord-Pas-de-Calais. A l'international, I'AFCEE souhaite crcer un courant d'échanges avec ses homologyes, tels que CommerceNet. En ligne de mire, Jean-Claude Pélissolo se fixe le printemps 97 et la réalisation à Paris d'un congrès international de l'ensemble des associations actives sur le commerce électronique. En attendant, il met sur pied une fédération européenne des associations equivalentes de l'AFCEE


TITRE : La Tribunne Desfossés - DATE DE PARUTION : 21 Novembre 1996
Chirac en "VRP"au Japon séduit les patrons français

La " diplomatie des affaires "du président de la République est une réussite, selon les chefs d'entreprise. Un contrat signé, une lettre d'intention, des portes ouvertes... et encore beaucoup à faire pour combler un déficit commercial de 20 milliards.

Veuillez noter, monsieur l'ambassadeur. "Jean-Bernard Ouvrieu, ambassadeur de France au Japon, s'exécute. La scène se passe dans un grand hotel de Tokyo. Jacques Chirac a réuni autour de lui la douzaine de patrons qu'il avait invités à l'accompagner lors de sa visite d'Etat au Japon. Le président, explique l'un des participants, "a complétement laissé la langue de bois de côté". Il veut du concret : a quoi sa visite leur a-t-elle servi, demande-t-il.

Implication personnelle. Nicolas Gaume a une réponse qui le ravit. Ce jeune homme de vingt-cinq ans, dont la petite société bordelaise fabrique des jeux vidéo et réalise 35 millions de francs de chiffre d'affaires (dont 30% au Japon), vient de signer un contrat de 21 millions de francs pour la fourniture de logiiels à. . . NEC, le géant nippon de I'informatique, dont les ventes annuelles dépassent 200 milliards de francs. Le président se tourne à nouveau vers l'ambassadeur : "La prochaine fois que vous verrez M. Sekimoto [Ndlr: le président de NEC], dites-lui que je le remercie personnellement."
Il n'y aura pas d'autre contrat signé à l'occasion de la visite officielle de Jacques Chirac, qui s'achève ce matin. Quelques heures après que ce tour de table se soit terminé, les chefs d'entreprise qui y assistaient n'en sont pas moins d'accord pour faire deux constats. L'étonnement, d'abord, devant l'implication personnelle du chef de l'Etat dans leurs affaires et sa détermination à obtenir des résultats.
Egards officiels. Ils conviennent, ensuite, que le Japon est sans doute le pays où ce type de démarche était assuré d'avoir l'impact le plus fort. Face à une culture aussi sensible aux symboles et aux égards officiels, arriver à Tokyo dans une délégation conduite par le président de la République est 1'assurance de faire une impression forte et durable.
"Je suis venu cinq fois et c'est la première fois que j'ai recu un accueil aussi chalettreu", explique Laurent Adamowicz, dont la société, GC Tech, vend des licences d`exploitation de sa technologie de sécurisation des transactions financières sur Internet. Résultat : une lettre d'intention et sans doute un contrat dès le dédut décembre avec un grand groupe japonais. Elisabeth Ducottet a vu s'ouvrir des portes jusque là fermées à double tour. Elle a pu présenter ses produits textiles médicaux à cinq grandes entreprises " qui, sans cela, ne nous auraient pas reçus ", affirme-t-elle. Et l'un de ses clients a décidé d'augmenter ses commandes de 30 %.

"Un point de croissance". On ne pouvait sans doute pas en attendre moins de la part d'entreprises soigneusement triée sur le volet par l'Elysée. Et il y a encore beaucoup à faire pour combler les 20 milliards de francs de déficit commercial de la France vis-à-vis du Japon. Mais, pour Jacques Chirac, c'est un symbole essentiel de la façon dont il entend désormais associer affaires et diplomatie. " 11 a le sentiment que son principal rôle à l'étranger "est de soutenir les entreprises françaises, déclare même l'un de ses proches conseillers. La raison en est simple : "70 milliards d'exportations représentent un point de croissance, et un point de croissance, c'est 250.000 emplois !", a répété à plusieurs reprises le chef de l'Etat au cours de son voyage.


TITRE : Téléphonie magazine - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Payez en sécurité

Avec Internet, un nouveau mode de paiement est apparu : passer le numéro de sa carte de crédit à son interlocuteur, qui débite le compte ! Les pirates informatiques en ont vite profité pour escroquer les utilisateurs du Web.

Demain vous achèterez des biens et services à Moscou ou à Mexico sans quitter votre domicile. Bref, vous ferez votre petit marché sur Internet. D'après les estima-tions des experts, dans certains pays, jusqu'à 1596 du commerce de détail pourrait être fait via l'ordinateur au début du siècle prochain. Encore faut-il, pour que cela se concrétise, garantir la sécurité des paiements tant aux consommateurs qu'aux commerçants. Beaucoup planchent sur ce problème. En France, la B.N.P., France-Télécom, la Société Générale, Gemplus et Visa Inter-national, viennent d'annon-cer la création d'un consor-tium. "Le point de départ de cette initiative, c'est le développement exponentiel d'ln-ternet dans le monde et en France" affirme Beaudouin Prot, Directeur général de la B.N.P., "cela va conduire, dans les prochains mois et les prochaines années, à un développement du commerce élec-tronique. Il y aura donc de plus en plus de règlements à effectuer. De fait, l'objectif du consortium est d'établir une sécurité maximale des paiements traités sur Internet. Comment ? Tout simplement au moyen d'une carte bancaire à puce, à par-tir d'un ordinateur personnel de type P.C. équipé d'un lec-teur de cartes. " Nous pensons que la carte à puce et le code secret utilisés pour identifier le client et pour sécuriser la transaction sont des moyens très surs".

2 temps, 3 mouvements.
Dans un premier temps (18 mois), un test va être mis en place auprès de plusieurs milliers de détenteurs de cartes et sur un groupe de commerçants (il s'agira, pour commencer, de commerçants vendant des biens immatériels, comme les transporteurs, les voyagistes, les professionnels de l'hôtellerie et de la presse...)."Dès que les spécihcations seront validées, le consortium, après concertation avec le Groupement Carte Bancaire, les rendra publiques pour en faciliter l'adoption par le marché.
La deuxième phase visera à l'intégration dans le système d'une carte à puce conforme à la norme internationale E.M.V. (Europay MasterCard Visa). E'arallèlement, il faudra réiléchir sur les petits paiements, générateurs de frais et peu rémunérateurs.

15 millions de puces
La solution de paiement prévu pour faire son shopping sans crainte sur Internet est d'autant plus intéressante qu'en France le marché de la carte à puce est bien développé. Quinze millions de cartes bancaires à puce, en effet, sont en circulation. "Nous estimons avoir une avance technologique en la matière et pensons que la carte s'avérera, dans la durée, nettement plus sécuritaire que les solutions alternatives. "
L'hexagone a une certaine expérience en matière.de commerce électronique, grâce au minitel Magis. En 1995 plus de 35 000 paiements sécurisés ont ctc eflectués sur minitel. Et les échanges commerciaux devraient encore progresser. "A travers ce partenariat sur la sécurisation des moyens de paiements, nous souhaitons élargir cette dynamique et l'étendre au monde lnternet, souligne Gérard Eymery, Directeur de la division Multimédia chez France-Télécom. " Nous souhaitons également accompagner lesfournisseurs de services qui souhaitent développer la télématique sur Internet, en mettant à leur disposition des solutions de comÎmerce électronique aussi fiables, plus diversifiées et plus universelles que celles disponibles aujourd'hui sur Télétel. " Sans attendre la fin du processus engagé qui va s'étendre sur plusieurs mois (la solution mise en place par le Consortium sera généralisée courant 1998) l'opérateur public proposera sur Wanadoo (service en ligne Internet de France-Télécom), dans le courant de l'automne. des systèmes de facturation à l'acte. Une solution qui permettra aux abonnés d'acheter de l'information et aux fournisseurs de rémunérer la mise en ligne de leurs prestations.

L'expérience des partenaires.
La BNP est plonnière dans le secteur de la banque électronique. Elle a éga- lement investi dans le domaine du commerce électronique, activité distincte mais complémentaire de la précédente. Elle est d'ailleurs présente en France sur le réseau Vidéotex. En octobre 94' elle a ouvert Facitel, premier gestionnaire de télepaiement par carte bancaire. La sécurité du système est assurée par la saisie du code confidentiel contrôlé localement et par un certificat de prise en compte de l'ordre de paiement.
France Telecom est très impliquée dans le commerce électronique. L'opérateur a commencé par développer une véritable économie autour du minitel grâce à la fonction kiosque (système de taxation à perception unique pour plusieurs prestataires) et à la carte à puce, aujourd'hui utilisable directement sur les minitels Magis et Magis Club.
La Societe Genérale, avec 2 000 agences en France, développe beaucoup ses activités de banque à distance. Tout a commencé en 1992, avec le lancement de Vocalia l~focompte, une consultation dés comptes 24h/24 et 7 jours sur 7, sur un serveur vocal. Celui-ci fonctionne très hien (30 millions d'appels en 1995).
Visa international est leader mondial des systèmes de paiement grand public. Les 500 millions de cartes Visa sont aujourd'hui acceptées par 13 millions de commerçants dans le monde. D'où sa forte implication en faveur du développement du commerce électrollique. Visa est représentée en France par le Groupement Carte bleue dont les 240 banques adhérentes émettent plus de 10 millions de cartes.
Gemplus, créé en mai 1988 est numero un mondial de la carte à puce. L'entreprise. dont le chiffre d'affaires atteint les 1 482 MF (en 1995) produit 750 millions de cartes chaque année. Au cours des douze derniers mois, Gemplus a annoncé différents partenariats avec Hewlett-Packard, Informix, Unisys, aux États-Unis, Laurel Bank Machine et KDD au Japon. La société de Marc Iassus (présiderlt-fondateur), fournit plus de 80 pays avec des applications très variées : télécommunications (télécartes et cartes GSM), télévision à péage, autoroutes de l'information, banque, porte-monnaie électronique, santé, jeu, distribution automatique, contrôle d'accès, etc...

Quatre principe de sécurité
Dans le cadre du test qu'il va engager, le Consortium entend travailler sur quatre principes de base, sur le marché francais, en matière de sécurité des paiements.


TITRE : La Lettre du Commerce EIectronique - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
Cybercash et Mondex fusionnent leurs portes monnaie

Mondex, une carte à puce intégrant un porte monnaie électronique, a annoncé, le 28 septembre, la fusion de cette technologie avec celle de CyberCash, un porte monnaie électronique virtuel disponible sur l'lnternet. Une grande première puisqu'un client peut enfin espérer régler ses achats dans le monde physique (supermarchés, postes, gares etc.) et dans le monde virtuel du Worid Wide Web avec une seule et mèrne technologie.
Pour incarner leurs intentions, Mondex et Cybercash comptent distribuer des lecteurs de cartes à puce raccordables à un PC, à la mi 97. En y insérant sa carte Mondex, un utilisateur pourra dépenser son argent électronique, réapprovisionner sa carte et même opérer des transferts de fonds sur l'lnternet. Parallèlement, le porte monnaie électronique virtuel de CyberCash arborera une icône Mondex qui étend, ainsi, son champs d'action aux immensités du cyberspace/Web.
Force est de constater que Mondex poursuit tranquillement sa montée en puissance. En juillet dernier, un consortium international de 17 banques implantées sur trois continents, dont la Wells Fargo, aux États Unis, et la Hong Kong et Shanghai Bank, en Extrême Orient, ont créé Mondex International. En s'alliant aujourd'hui avec la société américaine Cybercash, Mondex...


TITRE : Le Monde informatique - DATE DE PARUTION : 08 Novembre 1996
IBM parie sur le commerce électronique

"Bien qu'en France le Minitel soit un frein au développement du comerce électronique sur Internet, IBM a décidé de parier sur les technologies du réseau" annonce l'air triomphal Jean-Philippe Chiarella directeur de l'informatique réseau chez IBM France. Pour conquérir ce marché, pour le moment business to business" et non grand public, IBM a développé deux gammes de produits pour "faire" et pour "faire faire", expliquent avec didactisme ses représentants. Bref, des services (produits avec le préfixe "Worid") et logiciels (préfixe "Net").
Conçu pour les entreprises désireuses d'ouvrir un commerce en ligne, le logiciel Net.Commerce couvre la totalité de l'activité électronique de la conception du site à sa mise à jour, en passant par la mise en oeuvre d'un moyen de paiement. Cette offre s'appuie sur un serveur Web maison sécurisé avec le protocole SSL et sur la base de données DB2. Des passerelles peuvent être établies avec des bases ODBC. A I'instar des logiciels de ce type. Net.Commerce génère automatiquement des pages HTML à partir d'une base produit.

Le protocole SET pour payer
IBM, qui a participé à l'élaboration de SET, le protocole de paiement par carte de Visa et Mastercard, l'intégrera dans son produit. Quand l'agrément aura été obtenu pour l exploiter en France... Le support technique d'autres systèmes de paiement, comme celui de Kleline, est à l'étude. Disponible à la fin du mois de novembre (en français trois mois plus tard) sous AIX et Windows NT Net.Commerce sera commercialisé aux alentours de 5 000$. Des portages sont prévus sous Solaris et HPUX début 1997. Dans le courant du premier semestre, les systèmes AS/400, MVS et OS/2 devraient aussi avoir leur version.
Second volet de l'offre, la partie "Worid". Avec notamment "Worid Avenue", une galerie commerciale. En la rejoignant, une entreprise profite d'une palette d'outils pour le paiement sécurisé. l`analyse de clientèle, etc. Bien entendu'tout cela à un coût. Outre les 5% prélevés sur le chiffre d'affaires ainsi généré, les entreprises devront aussi s`acquitter d'un droit d`entrée dont la tarification est "très complexe. A un point tel que les représentants d'IBM ne peuvent même pas communiquer un ordre de grandeur...
L`offre Worid connaît trois autres déclinaisons : Worid Commerce, pour les distributeurs qui veulent avoir leur propre enseigne et non figurer dans une galerie, Worid Distributor, pour les grossistes, et Worid Purchasing pour les services d'achats des grandes entreprises. La panoplie complète donc du parfait "cybercommerçant".


TITRE : EIectronique InternationaI - DATE DE PARUTION : 14 Novembre 1996

Securisation des paiements sur Internet : les spécifications JEPI sont prêtes. Le consortium W3C (piloté entre autres par l'lnria) et CommerceNet, une organisation de R&D dédiée au commerce électronique, viennent d'annoncer la disponibilité des spécifications et plusieurs modèles d'exécution de JEPI (Joint Electronic Payrnents Initiative). JEPI est un mécanisme de communication entre différents protocoles, instnuments et transports de paiement électronique. Il comprend deux composantes: une couche PEP (Protocol Extensions Protocol) qui s'appuie sur HTTP, et un protocole de négociation baptisé UPP (Universal Payment Preamble) qui idèi~tifie la rnéthodologie à mettre en oeuvre pour s'adapter au type de protocole reconnu. Ces éléments intégrés au navigateur automatisent toutes les négociations. Ces spécifications devraient être utilisées par Microsoft, IBM, OpenMarket, la société française


TITRE : La lettre du commerce Electronique - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
IBM lève le voile sur sa gamme CommercePoint

IBM vient de lever le voile sur "CommercePoint". Une gamme qui comprendseptproduits: Net.Commerce, WoridAvenue, Wor/dDistributor, WoridPurchasor, NetRegistry, Worid Registry et Netpayments.

Cette offre se scinde en deux parties distinctes mais complémentaires. D'un côté les produits clefs en mains, de l'autre les offres services. Pour naviguer dans cette offre, IBM propose un système simple: une entreprise qui souhaite rester maître d'oeuvre de son projet choisira les produits ayant le prefix Net. Celle qui désire bénéficier des services d'lBM opteront pour l'offre au prefix Worid. Ces deux faces d'une même pièce visent plusieurs acteurs potentiels du commerce électronique: Net.Commerce est plutôt réservé à des catalogues de produits grand public. Joignant le geste à la parole, IBM a constitué de son propre chef une galerie marchande complète baptisée "Worid Avenue". Big Blue en a profité pour faire une version packagée de galerie, Worid Commerce. Alors que "Worid Distributor" est dédié aux Pme-Pmi, pour les opérations de ventes à distance "Business to Business " .
Worid Distributor est complété par un support EDI éventuel, I'une des spécialités d'lBM Global Netvvork, le "réseau à valeur ajoutée" maison. Autre aspect de l'offre, Worid Purchasor, est destiné aux services achats des . grandes entreprises. S'ajoutent enfin les outils de sécurisation "tel Net." et "Worid.Registry" pour la gestion des certificats, ainsi que "Net.Payments", outil de sécurisation des paiements l'incontournable standard SET (Secure Electronic Transactions).
Pour ce nouveau produit, IBM peaufine sa stratégie de partenariat. Ainsi Big Blue a tout récemment inauguré son "CommercePoint" Partnership Programme. KPMG, Unibex, TradeWave sont parmi les premiers séduits. Autre annonce de taille : 15 des plus grandes banques américaines, dont BankAmerica Corp et Nations Bank, géreront, avec IBM, "The Integrion Financial Netvvork", un réseau inter-bancaire s'appuyant sur le Global Netvvork de Big Blue. Dans cette alliance, ces banques songent à s'allier afin de reprendre le contrôle du marché de la banque à domicile sur l'lnternet, en passe d'être desintermédié Outre Atlantique.
Pour l'instant les paiements se font au travers du protocole SSL, encodage à 40 bits. Cependant, IBM attend la normalisation du protocole SET, prévue pour le début de l'année 1997, aux Etats-Unis. Côté français, le responsable à la "Open Computing System" d'IBM, Nicolas Poirte, précise qu'une autorisation pour un chiffrement à 1.028 bits a été déposé auprès des autorités compétentes en août de cette année. A noter qu'aucun de ces produits n'est, pour l'instant, commercialisé sur le marché français.


TITRE : Windows Plus - DATE DE PARUTION : Novembre 1996

GC Tech, société française qui a développé la technologie Globe IDTM de paiement sécurisé par porte-monnaie virtuel sur Internet, a présenté récemment sa première application d'intermédiation sécurisée avec la société KLELine, une filiale de la Compagnie Bancaire et du groupe LVMH. La solution semble avoir déjà obtenu le soutien de grandes entreprises pour le lancement de "magasins virtuels" sur le Web.


TITRE : PC Direct - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
KLELine lance son porte-monnaie virtuel sur l'Internet

La société KLELine vient de lancer le premier porte-monnaie virtuel européen sur l'Internet. Cette filiale de la compagnie bancaire (60%) et de son groupe LVMH (40%) axe son discours sur la polyvalence d'une solution capable de gérer jusqu'a 6 formes de réglements en 183 devises. Son rôle s'apparente à celui d'un intermédiaire électronique entre les trois acteurs d'une transaction commerciale : le commerçant, le client et leurs banques respectives. Au carrefour des flux transactionnels, le serveur d'intermédiation de KLELine assurera entre autres l'authentification du client, la vérification de son compte, la livraison d'un bon de caisse numérique au marchand, et le paiement. Le numéro de carte bancaire du client ne transite jamais sur l'Internet. Dès son inscription, KLELine lui attribue un identifiant. Ce client charge un "plug-in" baptisé "Klebox", un porte-monnaie virtuel, qui s'intègre au navigateur.
Côté marchand, KLELine assure l'installation d'un kit Commerçant sur son serveur. Depuis janvier dernier, la galerie commerciale Globe Online est la première à s'offrir une version de démonstration de ce porte-monnaie virtuel.
Une trentaine de commerçant ont choisi de tester ce système dont le voyagiste Degriftour ou les 3 Suisses. KLELine se positionne avant tout comme une société de services (personnalisation du porte-monnaie aux couleurs de l'enseigne etc...). Abdallah Hitti, le directeur général de KLELine, prévoit, pour sa part, plus de 30 000 porte-monnaie virtuels en opération d'ici Noël. KLELine dispose d'une licence d'exploitation exclusive pour 9 pays européens. Pour le serveur marchand, le prix de licence s'élève à 120 000 francs. Ces "Klebox" sont basées sur la technologie Globe IDTM, développée par la société française GC Tech.


TITRE : Points de Vente - DATE DE PARUTION : 27 Novembre 1996
PORTE-MONNAIE ELECTRONIQUE

Les expériences grandeur nature de porte-monnaie électronique (PME) se multiplient. Mondex en Grande-Bretagne et Clip dans plusieurs pays européens sont deux exemples de PME qui fonctionnent. En France, le récent assouplissement de la position du Gie Cartes Bancaires pourrait accélérer leur développement.

Deux PME déjà pleines de ressources

Fin octobre, le GIE carte bancaire décidait une petite révolution culturelle il déclarait s'intéresser au principe du porte-monnaie électronique et annonçait même la mise sur pied d'une expérience dans ce domaine . Il y a de fortes chances pour que le PME devienne en France bientôt une réalité. Des expériences, il en existe déjà dans le monde, où deux systèmes semblent parmi les plus aboutis. Un ancêtre, mais très ambitieux le porte-monnaie électronique de Mondex (filiale de NatWest et Midlands, deux banques britanniques). Développé depuis 1990, expérimenté dès 1992 et lancé en 1995, cette carte à puce veut tout simplement remplacer l'argent pour les paiements de petits montants. "Mondex, c'est de l'argent électronique", répètent ses géniteurs. En effet, grâce à lui, même deux particuliers peuvent échanger de petites sommes. C'est d'ailleurs cette possibilité qui interdit son utilisation en France où seuls les établissements de crédit sont habilités à délivrer des devises, fiduciaires ou virtuelles. A Swindon en Angleterre où a lieu l'expérience principale de Mondex, les utilisateurs ont une carte à puce, un portefeuille (wallet), une sorte de calculette pour interroger le solde, et des téléphones spéciaux pour recharger à distance leur PME. Parmi les consommateurs potentiels de cette ville de 190 000 habitants 21 % sont équipés de Mondex, 70 % des commerçants acceptent le PME et 2000 téléphones servent à le recharger. La dépense moyenne avec cet instrument est de 5 £, soit environ 38 francs. Les concepteurs de Mondex l'expérimentent également à San Francisco et Guelph (Canada). Ils envisagent sept implantations mondiales dont Hong Kong. Visionnaires, ils font même de Mondex "la clé pour le commerce électronique". Mais sur ce terrain, ils vont se trouver en concurrence avec la carte à puce et les autres PME., sans parler des systèmes de sécurisation on line dont Globe ID avec Kleline et Cybercash (cf. le Points de vente N° 658).

Une extension de la carte de paiement

Autre porte-monnaie qui aimerait conquérir le commerce: le Clip d'Europay, filiale européenne de Mastercard International. Pour ce groupement, Clip est "une extension de la carte de paiement, sans remplacer pour autant tous les paiements cash", ce qui le distingue de Mondex. D'autre part, alors que Mondex s'est bâti sur le principe du transfert anonyme de carte à carte, Europay estime que cela ne correspond pas à une demande des consommateurs: Clip est donc un PME compatible EMV (Europay MastercardVisa, spécifications de la nouvelle carte à puce qui doit équiper les porteurs de ces trois émetteurs de cartes de crédit); il peut être international et multi devises ou domestique et mono devise. Il bénéficie de rechargements automatiques et d'une réserve d'achat (PGN ou Purchase Completion Guarantee).

L'achat se fait en offline, sans taper son code secret; en revanche, le chargement, le déchargement et les transferts se font en on line, avec code. Le porteur peut charger son Clip dans des distributeurs AP billets des téléphones équipés ou au terminal électronique de paiement (TPE), conjointement à un achat. Lié à un compte bancaire, Clip est rechargé après autorisation de l'émetteur d'argent. Si le porteur recourt à un terminal non connecté, le PCG rend possible un découvert limité, en attendant que le Clip soit rechargé au prochain TPE branché. Le porteur de Clip peut connaître ses dix dernières transactions et son solde (avant et après). Sa cible: "les points de vente où la carte est mal adaptée, comme les automates, la restauration rapide ou les péages" estime Europay. Le PME a été testé à Séville en juin 1996 dans des petits commerces type tabacs, distributeurs de soft-drinks et bureaux de change.

Les cartes sont fournies par GemPlus et les TPE par Dassault AT. Elles sont utilisées en Italie, République Tchèque et Islande. Pour l'instant, il ne s'agit que de porte-monnaie à usage domestique mais des développements internationaux sont possibles. D'autres systèmes de PME comme Proton en Belgique, visa Cash, Master Cash sont en concurrence pour exploiter des porte-monnaie électroniques dans les divers marchés porteurs : autrement dit, la plupart des pays occidentaux, certains pays d'Asie et d'Europe de l'Est.

Patrick Cappelli


TITRE : Journal du Téléphone - DATE DE PARUTION : Novembre 1996
L 'Histoire en ligne

Le Monde et IDM ont lancé un nouveau CD-Rom, L'histoire au jour le jour 1939-1945, commercialisé 400 F T.T.C. Le logiciel de navigation sur Internet Netscape Navigator 2.0 est fourni gratuitement avec le CD-Rom.

Pour 300 francs par mois, le client peut accéder à un service Internet qui comporte notamment une mise à jour trimestrielle des données de L'histoire au jour le jour, une messagerie pour correspondre avec le directeur de la collection, un forum de discussion avec les autres lecteurs du CD-Rom et un service d'assistance technique.

Internet sur la télé

Sony a lancé aux Etats-Unis un décodeur qui, branché sur ses téléviseurs, permet d'accéder à Internet. Commercialisé entre 300 et 350 dollars (environ 750 F), le décodeur est basé sur la technologie Web TV de la société Web TV Network, qui fournit également le service d'accès à Internet au prix de 20 dollars, soit 100 F par mois. Le produit devrait être prochainement lancé en Europe.

Paiements sécurisés sur le Net...

Commercialisé dans huit pays européens par Kleline (partenariat entre la Compagnie bancaire et LVMH) sous le nom de Klebox, le système de paiement sécurisé de GCTech, à la fois porte-monnaie électronique et système de paiement par carte bancaire, sera intégré dans le navigateur Intemet Explorer 3.0 de Microsoft. D'autres sociétés comme Webmate, Grif ou encore Netscape intégreront KleBox à leur offre. Des galeries marchandes sur Internet telles que Globe On Line, Wanadoo et le domaine Intégra ont acquis la technologie pour proposer à leur clientèle la vente de biens et services sécurisée.

Rappelez-moi !

ATT a lancé aux Etats-Unis une expérience pilote pour tester sa technologie Instant Answer, qui donne la possibilité à un internaute connecté sur le web commercial d'une entreprise d'être instantanément contacté par téléphone par un agent de cette firme.

En saisissant son numéro de téléphone sur la page Web de I'entreprise et en cliquant sur une icône spécifique, I'internaute sera automatiquement rappelé par un agent du service clientèle de la société, qui pourra en même temps lui envoyer des images, via Internet, afin d'illustrer la conversation.

Instant Answer sera commercialisé durant le premier trimestre 1997. La solution est compatible avec la plupart des navigateurs, des serveurs Internet et des centres d'appels existants. Elle sera aussi intégrée dans l'offre de services et de centres d'appels d'ATT.

Sélection réalisée par Patricia Dreidemy


TITRE : La Lettre de l'Audiovisuel - DATE DE PARUTION 29 novembre 1996
Globe Online, la première galerie marchande sur Internet

Globe Online n'est plus un projet. Après de longs mois de gestation, le premier espace commercial électronique sur Internet vient de voir le jour. Ce marché virtuel propose de faire ses courses de chez soi avec un accès à une cinquantaine de marchands et selon les créateurs, bientôt 400. La sécurisation des transactions semble avoir été maîtrisée grâce à deux partenaires. KLELine, tout d'abord, filiale de la Compagnie bancaire et de LVMH, qui assure l'interfaçage du service de paiement avec les réseaux bancaires et permet de gérer en ligne les achats par carte bancaire. D'autre part, GCTech a développé GlobeID, système d'intermédiation et de paiement sécurisé. Selon ses instigateurs, Globe Online n'intervient pas dans la politique commerciale de ses marchands, n'ayant ni accès à leurs fichiers clients ni la possibilité d'accueillir de publicité, fonction dévolue aux marchands. Enfin, le marché électronique sur Globe Online pourrait générer un flux commercial évalué à 1 milliard de francs d'ici à quatre ans.

( http://www.globeonline.fr ).


TITRE : 01 Informatique - DATE DE PARUTION 29 novembre 1996
Internet - Commerce électronique: la France s'y met

La première grande galerie marchande virtuelle est née: elle s'appelle Globe Online, de la société du même nom, créée en collaboration avec GCTech et Kleline. Son adresse Internet: http://www.globeonline.fr (ou bien .com). Avec des parrains comme LVMH ou Paribas, elle a de nombreux atouts, dont le paiement sécurisé pour des montants allant de quelques centimes à plusieurs milliers de francs. Le système de sécurité (cryptage asymétrique à 512 bits) nécessite des logiciels spécifiques tant du côté client (un plug-in du navigateur) que du côté commerçant. La galerie est prête pour le marché mondial, puisqu'elle accepte183 devises.

UN SYSTEME DE PAIEMENT SÉCURISÉ A TOUS LES NIVEAUX DE LA TRANSACTION

Le service de paiement proposé par Globe Online utilise la technologie GlobeID, développée par GCTech, dont Kleline a acquis la licence pour le marché européen. Son bon fonctionnement nécessite la présence de modules spécifiques, tant du côté client que du côté marchand. Dans le premier cas, il s'agit de la Klebox, un logiciel de type plug-in qui viendra se greffer sur un navigateur Web. Il permettra en premier lieu au client de s'identifier auprès de Kleline en lui transmettant notamment (par voie électronique sécurisée, voire par fax, courrier ou téléphone) et une fois pour toutes ses références de carte bancaire. Cette Klebox jouera ensuite le rôle de porte-monnaie électronique pour les paiements d'un montant inférieur à 500 FF Au-delà, elle proposera au client d'utiliser l'un de ses comptes bancaires Le Kit-Commerçant, pour sa part, permet de gérer non seulement le taux de change des devises, mais également l'ensemble du dialogue avec le client et avec Kleline, véritable intermédiaire chargé d'authentifier les parties en présence et de jouer l'interface avec le monde bancaire est à noter que toutes les communications entre client, marchand et Kleline sont sécurisées en utilisant une technologie de clé de cryptage asymétrique à 512 bits.

Il est désormais possible en France d'effectuer des achats de manière sécurisée sur Internet.

C'est le fait de Globe Online, la première grande galerie marchande virtuelle française. Annoncée il y a plus d'un an, elle s'appelle GlobeOnline, développée par la société du même nom en collaboration avec GCTech et Kleline et accessible à l'adresse http://www.globeonline.fr (ou .com). Appuyée par des parrains comme LVMH ou Paribas, elle débarque avec de nombreux atouts, dont le paiement sécurisé pour des montants allant de quelques centimes à plusieurs milliers de francs. Enfin, cette galerie est déjà prête pour le marché mondial puisque les paiements pourront être effectués dasn n'importe laquelle des cent quatre-vingt-trois devises existantes.

De grandes ambitions pour un petit marché

Il faut dire que les prétentions de Globe Online sont grandes: "Nous voulons qu'on puisse dire de nous que nous avons réussi comme la France a réussi dans le secteur de la télématique", indique Gaël de Kertanguy, son directeur général. De grandes ambitions pour un petit marché au chiffre d'affaires mondial estimé à 100 milliards de dollars en 2000, dont seulement 3 milliards pour la France (soit l'équivalent du CA de quelques hypermarchés). Il n'empêche, Globe Online a d'ores et déjà été rejoint par une trentaine de partenaires, nombre qui devrait atteindre la centaine fin janvier. des commerçants très confiants, puisque le ticket d'entrée est de l'ordre de 20.000 à 50.000 FF, auxquels s'ajoutent une cotisation annuelle de 10.000 à 30.000 FF et une commission sur chaque transaction.

Ces coûts sont justifiés par les services fournis, qui vont de la promotion au marketing, gérés par Globe Online, en passant par l'assistance à la conception du site, une hot line utilisateur, la gestion de l'après-paiement (informations comptables et fiscales), voire des services de livraison des produits vendus. Mieux, Globe Online s'interdit d'accéder aux fichiers clients des marchands. Par contre, si tout est gratuit pour le client, il lui faudra télécharger un module logiciel spécifique. "Si l'arrivée de Globe Online va nous aider à développer ce marché, imposer un logiciel client constitue un frein à l'achat impulsif", commente Claude Cosson, responsable des ventes du concurrent Open-Market.

Erick Hostachy


TITRE : Technologies & Business - DATE DE PARUTION : Novembre/Décembre 1996
UNE GRANDE PREMIERE FRANCAISE EN MATIERE DE PAIEMENT SECURISE

A l'avenir, on ne pourra plus mettre en avant l'absence de sécurité sur Internet. Le premier système de paiement sécurisé vient d'être lancé par Kleline, qui est une filiale de la Compagnie Bancaire et du groupe LVMH, Louis Vuitton Moët Hennessy. Ce système, qui s'appelle GlobeID. Il permet d'effectuer à la fois des gros paiements et des micro-paiements à l'aide d'un porte-monnaie électronique. Ce dispositif prend en charge l'authentification de l'acheteur et du vendeur et assure l'interface entre le client, le commerçant et les banques. En aucun cas le numéro de la carte de crédit ne transite sur le réseau. De plus, tous les échanges d'informations sensibles sont cryptées avec des clés très longues pouvant aller jusqu'à 1.024 bits. Signalons que ce système a été développé par GCTech qui est une entreprise française.

Sofinco, filiale du groupe Suez, spécialisée dans le crédit aux particuliers envisage de proposer des crédits sur Internet. Le crédit souscrit sera lié à la carte privative et d'une galerie marchande électronique.


TITRE : Le Monde Informatique - DATE DE PARUTION : 20 décembre 1996
Préparatifs avant la grande plongée

En 2002, 10 à 12% des transactions commerciales en France s'effectueront via le commerce électronique, prévoit le Meta Group. Mais au cours de l'année écoulée, les initiatives dans ce domaine sont restées timides. Notamment en France, où, faute d'une législation claire sur le chiffrement des transactions, les projets francais les plus ambitieux n'ont pu décoller.

La fin de l'année 1996 aura vu s'ouvrir Globe Online, le premier espace commercial électronique français. Ce centre virtuel, bâti sur le procédé de paiement électronique développé par GCTech et exploité par Kleline, prévoit de regrouper une centaine de sociétés d'ici à un an. Mais qui dit commerce, dit clientèle. Et avant que le public ne se rue dans les cyber-rayons, il faudra encore patienter. En réalité, au cours de l'année, seuls les webs vitrines se sont vraiment développées. Chaque société, désormais convaincue de l'intérêt d'Internet, y va de son curriculum vitae, de sa fiche d'identité et de son catalogue de produits. Le tout saupoudré de photos et de séquences vidéo. Les sites les plus sophistiqués vont jusqu'à proposer des outils de simulation permettant, par exemple, de calculer un devis ou de connaître le taux de crédit le plus intéressant.

Le secteur bancaire, en particulier, a fait cette année une intrusion remarquée sur le réseau mondial. Une enquête réalisée par Input prévoit même que, d'ici à 2001, 90% des établissements bancaires utiliseront Internet pour leurs services de banques à domicile. Toutes les grandes banques francaises ont, les unes après les autres, annoncé leur arrivée sur Internet. On en compte aujourd'hui une vingtaine. Mais, dans la plupart des cas, les serveurs se révèlent décevants. Seules quelques banques ont fait preuve d'audace. Parmi celles-ci, le groupe Banques Populaires (www.banquepopulaire.fr) se distingue avec son site Cyberplus qui propose un véritable service de banque à domicile. Il permet aux clients abonnés d'effectuer des virements entre leurs différents comptes, de consulter l'état de leurs finances ou de télécharger leurs relevés bancaires. Il est également possible d'effectuer des simulations de prêts. Le Crédit Mutuel de Bretagne, dans sa "cité virtuelle" Citélis (www.eurobretagne.fr/banque.html), propose la consultation et les virements. Mais, hormis ces deux exemples, les banques françaises hésitent à proposer de vrais services financiers. En attendant un assouplissement de la réglementation, elles cherchent leurs marques sur le réseau mondial. C'est le cas de la banque Sofinco qui vient de signer un accord avec Cybercash. La filiale du groupe Suez compte proposer à ses clients, particuliers et commercants, I'ouverture de contrats de crédits et le paiement sur le Net (www.sofinco.fr/). Un système de porte-monnaie électronique virtuel, basé sur le procédée Cyber-coin, permettra de régler en ligne des petits montants. Mais pour le paiement par carte, les transactions seront géréees selon le processus classique.

UN "TERRAIN D'EXPERIMENTATION"

Pour les mêmes raisons, la vente par correspondance piétine également. Les grandes enseignes, pourtant parmi les premières sociétés arrivées sur le réseau, ont bien du mal à faire évoluer leur site. Depuis longtemps, il est possible de passer commande sur le Web. Mais le règlement suit encore le processus traditionnel, faute d'une sécurisation suffisante des transactions.

Malgré les difficultés rencontrées, les VPCistes croient fermement en Internet. Pour eux, il est devenu incontournable, et l'on peut comparer son démarrage à celui du Minitel qui, grosso modo, représente aujourd'hui quelque 15 à 20% de leur chiffre d'affaires. Les Trois Suisses, dont le serveur (www.trois-suisses.fr) n'assure pas encore le paiement sécurisé, constatent déjà que 4 à 5% des clients sur Internet, pourtant avertis des risques, n'hésitent pas à fournir leur numéro de carte bancaire. "Le taux de commande par Internet devrait, d'ici cinq à dix ans, rattraper celui du Minitel", estime Yves Bayard, responsable du marketing télématique et des nouveaux médias. Pour sa part, la Camif se veut plus prudente. Pour elle, Internet est resté en 1996 un "terrain d'expérimentation". Son serveur commercial, à l'état de maquette (www.ilog.fr/camif.html), n'ouvrira qu'en 1997.

Pour combler les lacunes du Net, certains VPCistes trouvent des astuces. La Redoute vient, par exemple, d'établir une connexion entre son application Minitel et le Web (www.redoute.fr). Elle profite ainsi d'un système de paiement sécurité éprouvé. Mais le proc&eaceet;dé a ses limites puisqu'il ne fonctionne qu'en France, pays du Minitel. Et le marché sur Internet ne représente encore qu'une part quasi inexistante des 10 milliards de chiffres d'affaires du groupe.

D'autres sociét&eacete;s ont recours à des moyens plus élaborés pour contourner les obstacles français. France World Contacts, avec son "Marché de France" (www.france-contacts.com/marche/bonjour.htm) s'appuie sur une SARL française pour négocier avec les fournisseurs locaux et gérer les commandes. Mais les développements sont réalisés par une antenne de la société basé à Hong Kong, où la main-d'oeuvre est bien moins chère. Quant au serveur, il se trouve aux Etats-Unis, ce qui permet de bénéficier d'une bande passante bon marché, de la liberté de chiffrement et de systèmes de paiement sécurisés efficaces. Depuis le 1er août, la société propose aux gastronomes du monde entier plus de 200 produits du terroir national. Début novembre, la société n'avait concrétisé qu'une cinquantaine de commandes. Mais son gérant prévoit un chiffre d'affaires de 1 million de francs pour cette première année.

DE LA VPC AUX AGENCES DE VOYAGES

Le secteur du tourisme est également très présent sur Internet. Ainsi, Degrif'Tour, le voyagiste le plus en avance sur le sujet, réalise 2% de ses prestations à distance sur Internet (www.degriftour.fr). Nouvelles Frontières a choisi d'intégrer un système de paiement sécurisé dans la nouvelle mouture de son site qui devait ouvrir le 15 décembre (www.nouvelles-frontieres.com). Le site de Northwest Airlines (www.nwa.com) permet de retenir des places. L'adresse "travelweb.com" permet également de réserver des places d'avion, mais aussi des chambres d'hôtel et des voitures sans chauffeur (avec le loueur Hertz). Plus récemment, Leisureplan International, société d'édition de voyages multimédia, a conclu un partenariat avec Eunet International pour amener les services touristiques sur Internet partout dans le monde. Les grandes chaînes d'hôtels ont également pris position cette année sur Internet. On y trouve notamment Holyday In (www.holidayin.com) les Hôtels Concorde (www.concorde-hotels.com) et Hyatt (www.hyatt.com). Ainsi que des chaînes françaises comme Relais et Châteaux (sur le site www.integra.fr) et Envergure. Mais pour la plupart d'entre elles, Internet reste avant tout un outil marketing.

Face à ce nouveau canal de réservation, le dernier salon Top Resa a laissé transparaître quelques craintes. Des craintes émanant surtout des agences de voyages traditionnelles et des grands prestataires mondiaux de réservations. Parmi ces derniers, certaines sociétés, comme Amadeus, essayent de proposer des prestations plus élaborées pour contrer le Net. D'autres, à l'image de Sabre, se positionnent sur Internet en proposant des moteurs de recherche pour aider les clients dans leurs choix. Quoi qu'il en soit, Internet est amené à devenir une des plus grandes plate-formes de commerce. Et, de près ou de loin, tout le monde se prépare à affronter la vague.

Thierry Parisot